{"id":7510,"date":"2023-10-22T17:12:57","date_gmt":"2023-10-22T15:12:57","guid":{"rendered":"https:\/\/lemanspremus.fr\/?p=7510"},"modified":"2026-02-10T12:07:22","modified_gmt":"2026-02-10T12:07:22","slug":"prog-13-juin-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/2023\/10\/22\/prog-13-juin-2010\/","title":{"rendered":"Prog. 13 juin 2010"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image alignwide size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"475\" height=\"822\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Programme-trompes-13-juin-2010.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15396\" srcset=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Programme-trompes-13-juin-2010.jpg 475w, https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Programme-trompes-13-juin-2010-173x300.jpg 173w\" sizes=\"(max-width: 475px) 100vw, 475px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Jean-Marcel BUVRON<\/strong>, <strong>orgue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"585\" height=\"724\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/jm-buvron2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15398\" style=\"width:273px;height:338px\" srcset=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/jm-buvron2.jpg 585w, https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/jm-buvron2-242x300.jpg 242w\" sizes=\"(max-width: 585px) 100vw, 585px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 des \u00e9tudes classiques de formation musicale, de trompette, d\u2019harmonie et de direction d\u2019orchestre, successivement aux conservatoires du Mans, d\u2019Angers, de Tours et&nbsp; de&nbsp; Nantes, &nbsp;<strong>Jean-Marcel BUVRON<\/strong> a suivi des \u00e9tudes de musicologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Tours. Titulaire du CAPES de musique et de chant choral depuis 1988, il enseigne l\u2019\u00c9ducation Musicale dans un coll\u00e8ge du Mans. Passionn\u00e9 de recherche musicologique, il s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019\u00e9tude des maitrises de cath\u00e9drale et plus sp\u00e9cialement celle du Mans au XIX\u00e8me si\u00e8cle. Titulaire d\u2019une ma\u00eetrise et d\u2019un DEA, il pr\u00e9pare actuellement une th\u00e8se \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Tours. Jean-Marcel est l\u2019auteur de nombreux articles publi\u00e9s dans des revues historiques. En 1995, la restauration de la peinture murale situ\u00e9e au niveau de la vo\u00fbte de la chapelle de la Vierge \u00e0 la cath\u00e9drale du dans, pr\u00e9sentant quarante-sept anges musiciens de la fin du XIV\u00e8me si\u00e8cle, lui insuffIe le d\u00e9sir de publier une \u00e9tude sur cette magnifique \u0153uvre. Le livre \u00ab\u00a0<em>Les anges musiciens de la cath\u00e9drale du Mans<\/em>\u00ab\u00a0, dont il est coauteur, est paru en mars 2002 aux \u00e9ditions La Reinette puis r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2005. 3ean-IHarcel donne de nombreuses conf\u00e9rences sur cette \u0153uvre picturale. Jean-Marcel BUVRON pratique le chant choral depuis son enfance et a rejoint pendant deux ans le ch\u0153ur R\u00e9sonnances du Mans. Il est par ailleurs trompettiste, organiste \u00e0 la cath\u00e9drale du Mans et \u00e0 l\u2019\u00e9glise Notre-Dame du Pr\u00e9, coorganisateur des concerts \u00ab Le Pr\u00e9 en musique \u00bb, et organisateur de nombreux concerts en hommage \u00e0 \u00c9dith Piaf qui remportent depuis des ann\u00e9es, un vif succ\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Trompes.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7512\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LA TROMPE DANS L\u2019HISTOIRE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"800\" height=\"1160\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Trompe_de_chasse.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15399\" style=\"width:245px;height:161px\" srcset=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Trompe_de_chasse.jpg 800w, https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Trompe_de_chasse-207x300.jpg 207w, https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Trompe_de_chasse-706x1024.jpg 706w, https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Trompe_de_chasse-768x1114.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans les temps chevaleresques, c&rsquo;est le cor qui, du haut des donjons, donne l&rsquo;alarme et appelle les vassaux. Sa voix \u00e9clatante domine le cliquetis des armes et fait conna\u00eetre au Ioin le triomphe ou la d\u00e9faite. Plus tard, quittant son caract\u00e8re guerrier, la trompe devient le porte-voix et pour ainsi dire l\u2019\u00e2me de la chasse : elle permet aux chasseurs de communiquer entre eux. Les plus grands seigneurs, les rois m\u00eame tiennent pour honneur de sonner du cor. Charles IX, Louis XIII \u00e9taient les plus intr\u00e9pides sonneurs de leurs temps et c\u2019est sous le r\u00e8gne de Louis XV, auteur de diverses fanfares, que le marquis de Dampierre, capitaine des chasses royales, a compos\u00e9 la plus grande partie des fanfares classiques. Il faut \u00e0 la trompe les solitudes et l&rsquo;espace de la for\u00eat immense et profonde. Entendue de Ioin, dans la nuit, elle a un charme p\u00e9n\u00e9trant qui a inspir\u00e9 \u00e0 Alfred de Vigny les strophes toutes impr\u00e9gn\u00e9es d&rsquo;une majest\u00e9 h\u00e9raldique : Son histoire est retrac\u00e9e dans deux mus\u00e9es ; le mus\u00e9e international de la chasse \u00e0 GIEN, et le mus\u00e9e de la v\u00e9nerie \u00e0 SENLIS. Ce furent d\u2019abord des cornes de buffles, de b\u0153ufs ou de b\u00e9liers coup\u00e9es pas le petit bout dans lequel on introduisait un petit morceau de sureau perc\u00e9 pour servir de porte-vent. De l\u00e0 le nom de \u00ab\u00a0cornet\u00a0\u00bb et, par abr\u00e9viation \u00ab\u00a0Cor\u00a0\u00bb, qu&rsquo;il a conserv\u00e9. Les Romains employaient une sorte de cor appel\u00e9 \u00ab\u00a0cornu\u00a0\u00bb qui \u00e9tait en bronze. Plus tard, on fit des cors en bois, en argent, en or, en ivoire qu&rsquo;on nommait \u00ab\u00a0olifant\u00a0\u00bb. Ce mot, est la corruption du mot \u00ab\u00a0\u00e9l\u00e9phant\u00a0\u00bb tir\u00e9 du latin \u00ab\u00a0\u00e9l\u00e9phantus\u00a0\u00bb et qui d\u00e9signait un cor fait d&rsquo;une d\u00e9fense d&rsquo;\u00e9l\u00e9phant ou en forme de trompe d\u2019\u00e9l\u00e9phant. De l\u00e0 \u00e9galement le nom de \u00ab\u00a0trompe\u00a0\u00bb. L&rsquo;instrument va ainsi rester sans \u00e9volution notoire dans son \u00e9tat durant plusieurs si\u00e8cles. Il faudra attendre Fran\u00e7ois 1er pour que le \u00ab\u00a0cornet\u00a0\u00bb\u2019 soit port\u00e9 suspendu par une longue et large bandouli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous Charles IX, l&rsquo;instrument s\u2019arrondit et prend le nom de \u00ab\u00a0huchet\u00a0\u00bb c\u2019est \u00e0-dire du verbe \u00ab\u00a0hucher\u00a0\u00bb, ce qui signifie en vieux fran\u00e7ais \u00ab\u00a0appeler\u00a0\u00bb. La trompe se perfectionne assez sous Louis XIII, notamment en fabriquant celle-ci en laiton; alliage compos\u00e9 de cuivre et d&rsquo;\u00e9tain qui donnera \u00e0 l&rsquo;instrument cet \u00ab\u00a0\u00e9clat\u00a0\u00bb et ce \u00ab\u00a0timbre\u00a0\u00bb si particulier. C\u2019est parmi les trompes d&rsquo;\u00e9glise que Louis XIV choisi son instrument en 1680. Il s&rsquo;agit d\u2019une trompe en Ut de 2,27 m\u00e8tres de Iong. Trop petite au 16\u00e8me si\u00e8cle, la trompe devient trop grande sous Louis XIV. Mais sous Louis XV, elle re\u00e7oit son dernier perfectionnement au point de vue musical ; elle acquiel sa forme d\u00e9finitive et m\u00e9rite par son caract\u00e8re d\u00e9coratif d\u2019\u00eatre souvent, avec la harpe, le symbole de la musique. Enfin, la trompe fait son entr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra en 1757.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>DESCRIPTIF DE LA TROMPE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">La trompe de chasse comprend une petite embouchure mobile, trois tubes soud\u00e9s bout \u00e0 bout et dont le premier s\u2019\u00e9vase largement pour former le pavillon qui amplifiera le son \u00e9mis \u00e0 partir de l\u2019embout. Pour s\u2019adapter aux diff\u00e9rentes \u00e9poques, il y a eu plusieurs soles de trompes. Tout d&rsquo;abord, il y eu la trompe dite \u00ab\u00a0\u00e0 la Dampierre\u00a0\u00bb enroul\u00e9e sur 1 tour 1\/2 \u00e9galement appel\u00e9e \u00ab\u00a0grande trompe\u00a0\u00bb. Elle fut cr\u00e9e par la Marquis de Dampierre, Grand veneur et capitaine des menus plaisirs du roi Louis XV en ao\u00fbt 1723. Son grand diam\u00e8tre de 0,72 m\u00e8tre permettait de l&rsquo;enfiler en sautoir sans enlever les majestueux chapeaux couverts de plumes. Puis, en l\u2019honneur de la naissance du Dauphin de France, fils de Louis XV, une nouvelle trompe, enroul\u00e9e sur 2 tours 1\/2, dite trompe \u00ab\u00a0Dauphine\u00a0\u00bb \u00e9galement appel\u00e9e \u00ab\u00a0demi-trompe\u00a0\u00bb fut cr\u00e9ee par Lebrun en 1729, mais pas exactement dans le ton de la pr\u00e9c\u00e9dente. Son diam\u00e8tre variant entre 0,50 m\u00e8tre et 0,57 m\u00e8tre \u00e9tait parfaitement adapt\u00e9 au pot du \u00ab\u00a0tricorne\u00a0\u00bb impos\u00e9 sous Louis XV. Enfin, en 1818, le duc d&rsquo;Orl\u00e9ans importe la mode anglaise et fait dispara\u00eetre du m\u00eame coup le pot des tricornes et bicornes en imposant pratiquement le pot de la \u00ab\u00a0toque\u00a0\u00bb \u00e9galement appel\u00e9e \u00ab\u00a0cape\u00a0\u00bb, et qui est &nbsp;toujours port\u00e9e de nos jours. C&rsquo;est certainement \u00ab\u00a0Chr\u00e9tien\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Raoux\u00a0\u00bb qui partagent l\u2019honneur d&rsquo;avoir cr\u00e9\u00e9 une trompe enroul\u00e9e sur 3 tours 1\/2. Il s&rsquo;agit de la trompe de type \u00ab\u00a0P\u00e9rinet\u00a0\u00bb au diam\u00e8tre de 0,45 m\u00e8tre, toujours employ\u00e9e de nos jours.&nbsp; Ainsi, depuis Louis XV, l\u2019instrument n&rsquo;a absolument pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 dans sa tonalit\u00e9 accord\u00e9e en r\u00e9-mineur, ni dans sa longueur, qui est de 4 m\u00e8tres 45. Aujourd&rsquo;hui, cet instrument est sorti de son domaine, et on entend de nombreuses soci\u00e9t\u00e9s de trompe qui se donnent pour mission de pr\u00e9server le patrimoine de nos anciens et de chercher \u00e0 conna\u00eetre et \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler les beaut\u00e9s d&rsquo;un instrument au timbre admirable et plein de charme et de chaleur. Ces soci\u00e9t\u00e9s sont regroup\u00e9es au sein de la F\u00e9d\u00e9ration Internationale des Trompes de France.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Marcel BUVRON, orgue Parall\u00e8lement \u00e0 des \u00e9tudes classiques de formation musicale, de trompette, d\u2019harmonie et de direction d\u2019orchestre, successivement aux conservatoires du Mans, d\u2019Angers, de Tours et&nbsp; de&nbsp; Nantes, &nbsp;Jean-Marcel BUVRON a suivi des \u00e9tudes de musicologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Tours. 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