{"id":47,"date":"2023-04-23T11:09:00","date_gmt":"2023-04-23T09:09:00","guid":{"rendered":"https:\/\/lemanspremus.fr\/?p=47"},"modified":"2023-04-23T11:09:00","modified_gmt":"2023-04-23T09:09:00","slug":"eglise-notre-dame-du-pre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/2023\/04\/23\/eglise-notre-dame-du-pre\/","title":{"rendered":"Historique de l&rsquo;\u00e9glise"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>1 &#8211; Origine<\/strong><br>Cet endroit, \u00ab\u00a0Le Pr\u00e9\u00a0\u00bb, ancien mar\u00e9cage o\u00f9 l&rsquo;on faisait pa\u00eetre les troupeaux, situ\u00e9 hors les remparts de la ville, fut un lieu de s\u00e9pulture pa\u00efen. A l&rsquo;origine du christianisme dans le Maine, les premi\u00e8res communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes firent en sorte&nbsp; d&rsquo;y poss\u00e9der un emplacement prot\u00e9g\u00e9 pour leurs s\u00e9pultures.<br><em>\u00ab\u00a0Selon la l\u00e9gende\u00a0\u00bb,<\/em> (A. Mussat, page 100) Julien, envoy\u00e9 par le Pape pour \u00e9vang\u00e9liser en Gaule le pays C\u00e9noman (actuellement la r\u00e9gion du Mans) <em>\u00ab\u00a0ayant fait jaillir une fontaine miraculeuse\u00a0\u00bb,<\/em> convertit&nbsp; \u00ab\u00a0<em>le D\u00e9fensor civitatis, dont le r\u00f4le \u00e9tait de<\/em> <em>contr\u00f4ler la bonne marche des administrations<\/em>\u00ab\u00a0, (M.D. Bot, page 3).<br>Ce personnage influent, repr\u00e9sentant l&rsquo;autorit\u00e9 romaine, re\u00e7ut le bapt\u00eame et donna une partie de son palais pour y cr\u00e9er une \u00e9glise.<br>Tout en poursuivant son action \u00ab\u00a0<em>d&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation entre Loire et Seine\u00a0\u00bb<\/em>, Julien secourait les pauvres et les malades, op\u00e9rait de nombreux miracles ; malade, il confia \u00e0 Thuribe le soin de continuer son \u0153uvre.<br>Il d\u00e9c\u00e9da dans un village proche, actuellement Saint-Marceau.<br>Lors du transfert du corps, pour \u00eatre inhum\u00e9 dans le cimeti\u00e8re gallo-romain, la l\u00e9gende rapporte que plusieurs miracles eurent lieu.<br><strong>2<\/strong> &#8211; <strong>Cela se passait au IV<sup>e <\/sup>ou V<sup>e <\/sup>si\u00e8cle<\/strong><br>Le culte de Saint Julien prenant naissance, des malades venaient en p\u00e8lerinage. Pour prot\u00e9ger la tombe du saint \u00e9v\u00eaque, des habitants \u00e9lev\u00e8rent, au dessus du cercueil un petit sanctuaire, appel\u00e9e \u00ab\u00a0<em>basilica\u00a0\u00bb.<\/em> Les vestiges de ce petit \u00e9difice ont subsist\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9volution.En 1792, en raison de son \u00e9tat de d\u00e9labrement, ce qui \u00e9tait devenu une crypte fut combl\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/plan-4eme-siecle-611x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-48\" width=\"228\" height=\"383\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Plan de la<\/em> <em>crypte, r\u00e9alis\u00e9 par l&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet, suite aux fouilles faites en 1843\/1844.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Dans cette crypte se situait le sanctuaire primitif dans lequel se situait le tombeau de Julien. Autour du tombeau se d\u00e9veloppait un petit d\u00e9ambulatoire permettant aux p\u00e8lerins de voir le sarcophage du Saint.  Depuis l&rsquo;\u00e9poque de ces fouilles cet ensemble a subi d&rsquo;importantes&nbsp; modifications. <br><strong>3 &#8211;<\/strong> <strong>A partir du VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/strong><br>Autour de la <em>\u00ab\u00a0Basilica<\/em>\u00ab\u00a0, et sous la coupe de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque Saint Domnole, ann\u00e9es 559 \u00e0 581, un monast\u00e8re fut cr\u00e9\u00e9 ; <em>\u00ab\u00a0cinquante religieux furent install\u00e9s pour y pratiquer la<\/em> <em>discipline r\u00e9guli\u00e8re et pourvoir aux besoins des p\u00e8lerins\u00a0\u00bb, &nbsp;<\/em>(A. Ledru, page 17). L&rsquo;existence de cette \u00ab\u00a0Basilique du Pr\u00e9\u00a0\u00bb est attest\u00e9e en l&rsquo;an 616 par l&rsquo;\u00e9v\u00eaque du Mans, Saint Bertrand. L&rsquo;histoire ne nous a rien conserv\u00e9 des faits et gestes de ces premiers gardiens du tombeau de Julien.<br>En raison des troubles qui s\u00e9vissaient hors des remparts, du fait de l&rsquo;invasion des Normands, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque Aldric fit transf\u00e9rer le corps de Saint Julien dans sa cath\u00e9drale ; c&rsquo;\u00e9tait<em> \u00ab\u00a0un 25 juillet d&rsquo;une<\/em> <em>ann\u00e9e qui semble<\/em> <em>devoir se placer entre 841 et 850&Prime;, (A. Ledru, page 18).<\/em> Toutefois, on peut supposer que quelques reliques furent conserv\u00e9es \u00ab\u00a0au Pr\u00e9\u00a0\u00bb, (A. Mussat, page 117).<br><em>\u00ab\u00a0De 850 jusqu&rsquo;au milieu du XI<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, c&rsquo;est la nuit obscure dans l&rsquo;histoire du monast\u00e8re ruin\u00e9\u00a0\u00bb,<\/em><br>(A. Ledru, page 18). Les b\u00e2timents sont abandonn\u00e9s.<br><strong>4<\/strong> &#8211; <strong>Au XI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/strong><br>A cette \u00e9poque, se produisit un grand mouvement de restauration des b\u00e2timents religieux.<br>Une femme pieuse, nomm\u00e9e L\u00e9zeline, entreprit la restauration du monast\u00e8re pour y installer des moniales b\u00e9n\u00e9dictines ; \u00ab\u00a0<em>l&rsquo;abbaye du Pr\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb fut cr\u00e9\u00e9e, elle en devint la premi\u00e8re abbesse vers 1090. Celle-ci mit en chantier une \u00e9glise abbatiale, de style roman, en forme de croix latine et dont les dimensions devaient en faire le troisi\u00e8me \u00e9difice religieux de la ville.<br>Les premiers travaux comprirent le ch\u0153ur, le d\u00e9ambulatoire, le croisillon nord et sa chapelle avec un escalier d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la crypte, la premi\u00e8re trav\u00e9e du croisillon sud, la premi\u00e8re trav\u00e9e de la nef avec ses bas-c\u00f4t\u00e9s.<br>5 &#8211; <strong>Au XI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et XII<strong><sup>e<\/sup><\/strong> si\u00e8cle<\/strong><br><\/p>\n\n\n\n<p>A cette \u00e9poque, se produisit un grand mouvement de restauration des b\u00e2timents religieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Une femme pieuse, nomm\u00e9e L\u00e9zeline, entreprit la restauration du monast\u00e8re pour y installer des moniales b\u00e9n\u00e9dictines ; \u00ab\u00a0<em>l&rsquo;abbaye du Pr\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb fut cr\u00e9\u00e9e, elle en devint la premi\u00e8re abbesse vers 1090. Celle-ci mit en chantier une \u00e9glise abbatiale, de style roman, en forme de croix latine et dont les dimensions devaient en faire le troisi\u00e8me \u00e9difice religieux de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premiers travaux comprirent le ch\u0153ur, le d\u00e9ambulatoire, le croisillon nord et sa chapelle avec un escalier d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la crypte, la premi\u00e8re trav\u00e9e du croisillon sud, la premi\u00e8re trav\u00e9e de la nef avec ses bas-c\u00f4t\u00e9s.<br>Pour la seconde partie des travaux ce fut la r\u00e9alisation de la derni\u00e8re trav\u00e9e du croisillon sud, sur laquelle un campanile fut construit, puis la nef. Celle-ci, bien que r\u00e9alis\u00e9e en deux p\u00e9riodes (fort rapproch\u00e9es, surtout rep\u00e9rables \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur) montre, malgr\u00e9 quelques diff\u00e9rences, une grande unit\u00e9. &nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/plan-du-12eme-694x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-105\" width=\"201\" height=\"297\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><br>Le plan ci-dessus repr\u00e9sente ce qu&rsquo;\u00e9tait alors cet \u00e9difice dans son int\u00e9gralit\u00e9. Il permet&nbsp; de voir que le ch\u0153ur, ainsi que le transept sud, se trouvent l\u00e9g\u00e8rement inclin\u00e9s vers la droite, rappel de la position de la t\u00eate du Christ en Croix.<br>Dans la nef, l&rsquo;alternance est adopt\u00e9e, colonnes monocylindriques et piliers cruciformes. Ce nouveau principe \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 assurer une meilleure r\u00e9partition des charges occasionn\u00e9es par l&rsquo;ensemble de la charpente.<br>Cette disposition fut adopt\u00e9e, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, dans l&rsquo;\u00e9glise de SAN MINIATO pr\u00e8s de Florence. Il a \u00e9t\u00e9 pris en exemple par l&rsquo;architecte et th\u00e9oricien, Eug\u00e8ne Viollet-Le-Duc dans son \u00ab\u00a0<em>Dictionnaire raisonn\u00e9&nbsp; de l&rsquo;architecture fran\u00e7aise du XI<sup>e<\/sup> au XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, 1854\/1868 &#8211;<\/em> <em>au mot trav\u00e9e\u00a0\u00bb,&nbsp; (<\/em>M.D. Bot, page 15).<br>Au second niveau, existe un triforium. Au troisi\u00e8me niveau, les fen\u00eatres sont en pleins cintres.<br>Les vo\u00fbtes de la nef reposent sur des modillons, certains \u00e0 t\u00eates humaines (simple, double ou triple).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-3 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/3-niveaux-1-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-53\" width=\"412\" height=\"309\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/chapiteaux-2-834x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-54\" width=\"252\" height=\"309\"\/><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Les chapiteaux (photos pages 40 et 41), ainsi que les bases des piliers, sont d&rsquo;une grande diversit\u00e9, (ceux du ch\u0153ur, \u00e0 double rinceaux, sont particuli\u00e8rement int\u00e9ressants).A l&rsquo;ext\u00e9rieur, Viollet-le-Duc a \u00e9galement \u00ab\u00a0<em>\u00e9tudi\u00e9, sur les chapelles absidiales, les corniches<\/em> <em>surmontant les murs en roussard, pierre &nbsp;caract\u00e9ristique du Maine<\/em>\u00ab\u00a0,<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-6 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Corniches-1-1024x530.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-56\" width=\"308\" height=\"159\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Portail-1012x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-57\" width=\"162\" height=\"163\"\/><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Le portail, r\u00e9alis\u00e9 au XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9. Il comporte quatre voussures moulur\u00e9es, orn\u00e9es de pointes de diamant et de petits quatre feuilles ; de chaque c\u00f4t\u00e9 huit colonnettes semi-engag\u00e9es sont couronn\u00e9es de chapiteaux corinthiens avec feuilles d&rsquo;acanthes, sauf un o\u00f9 l&rsquo;on peut deviner une chim\u00e8re.<br>De nos jours, nous avons donc la possibilit\u00e9 d&rsquo;admirer ce portail, &nbsp;car il a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 dans la nouvelle fa\u00e7ade r\u00e9alis\u00e9e au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>6 &#8211; Au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/strong><br>Dans le ch\u0153ur, l&rsquo;installation d&rsquo;une petite tribune et d&rsquo;un buffet d&rsquo;orgue termine les travaux.<br>Avec la r\u00e9volution, ce fut la suppression de l&rsquo;abbaye. En ao\u00fbt 1790, il n&rsquo;y avait plus que 12 religieuses ; l&rsquo;inventaire pr\u00e9cise qu&rsquo;il n&rsquo;y avait que peu d&rsquo;argenterie, aucune biblioth\u00e8que et&nbsp; pas de meubles de valeur, (Paul Cordonnier-D\u00e9trie, page 33).<br>En janvier 1791, Messieurs les Cur\u00e9s de la ville devaient pr\u00eater serment \u00e0 la constitution civile du clerg\u00e9. Un pr\u00eatre constitutionnel est nomm\u00e9 cur\u00e9 de l&rsquo;\u00e9glise paroissiale. Celle-ci \u00e9tant ferm\u00e9e (lou\u00e9e \u00e0 un boulanger), l&rsquo;abb\u00e9 Andr\u00e9-Pierre Le Dru s&rsquo;installe dans <strong>l&rsquo;abbatiale qui devient alors \u00ab\u00a0\u00c9glise paroissiale\u00a0\u00bb, sous le vocable :<\/strong> <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab\u00a0\u00c9glise Notre-Dame du Pr\u00e9\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Abbe-Le-Dru-893x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-60\" width=\"114\" height=\"131\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>En 1791, l&rsquo;abb\u00e9 Andr\u00e9-Pierre Ledru, trouve l&rsquo;abbatiale, devenue \u00ab\u00a0\u00e9glise paroissiale\u00a0\u00bb, en mauvais \u00e9tat, en particulier au niveau des piles de la crois\u00e9e du transept, \u00ab\u00a0<em>On avait d\u00e9moli le Jub\u00e9, ce qui occasionna des ruptures dans les murs et dans les colonnes. Les statues furent bris\u00e9es ; une grande quantit\u00e9 de pav\u00e9s furent cass\u00e9s ou \u00e9corn\u00e9s et la moiti\u00e9 des vitres furent bris\u00e9es\u00a0\u00bb, <\/em>(Paul Cordonnier-D\u00e9trie, page 38). <br>\u00ab\u00a0<em>Pour consolider l&rsquo;ensemble et le pavage du<\/em> <em>ch\u0153ur, il d\u00e9cide de d\u00e9foncer la vo\u00fbte de la crypte afin de la combler. \u2026\u2026La tribune de l&rsquo;orgue, ainsi que les tombeaux et les autels furent d\u00e9truits,<\/em> (M.D. Bot, page 28).<br>En septembre 1792, les membres du district viennent enlever l&rsquo;argenterie et les ornements de l&rsquo;abbatiale pour les d\u00e9poser au couvent de la Couture; les religieuses quittent le couvent, les meubles et objets restant sont mis en vente.<br>A propos d&rsquo;une \u00ab\u00a0chasse d&rsquo;argent\u00a0\u00bb, on trouve une information selon laquelle \u00ab\u00a0<em>elle fut bris\u00e9e et envoy\u00e9e \u00e0 la monnaie\u00a0\u00bb. <\/em>Il se peut qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de celle pr\u00e9sent\u00e9e au roi Charles VI, ao\u00fbt 1392. Un des vicaires du Pr\u00e9, l&rsquo;abb\u00e9 Pierre-Jacques Bodereau \u00e9tant r\u00e9fractaire, fut guillotin\u00e9 place des halles en 1793.<br>Un vitrail, situ\u00e9 dans le d\u00e9ambulatoire, est d\u00e9di\u00e9 au souvenir de ce pr\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Vitrail-abbe-Ledru-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-61\" width=\"120\" height=\"160\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>7 &#8211; Au XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle<\/strong><br>Apr\u00e8s la r\u00e9volution, c&rsquo;est la p\u00e9riode concordataire. Les cur\u00e9s, successivement nomm\u00e9s, font peu de choses pour leur \u00e9glise.<br>En 1820, \u00ab\u00a0<em>les Dames du Sacr\u00e9-C\u0153ur<\/em>\u00ab\u00a0, ayant acquis certains b\u00e2timents de l&rsquo;abbaye, construisirent une chapelle contre la nef de l&rsquo;\u00e9glise, utilisant aussi la partie clo\u00eetre r\u00e9alis\u00e9e au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (bas-c\u00f4t\u00e9 nord) ; un d\u00e9p\u00f4t de mendicit\u00e9 est cr\u00e9\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9.<br>Les autorit\u00e9s de la ville ne furent pas inform\u00e9es de la construction de cette chapelle ce qui provoqua, par la suite, un litige. Celui-ci trouva une heureuse solution en 1838, les religieuses c\u00e9dant des terrains ; ceux-ci furent utilis\u00e9s pour l&rsquo;\u00e9largissement et la cr\u00e9ation de nouvelles rues, et enfin<em> \u00ab\u00a0le reste des propri\u00e9t\u00e9s<\/em> <em>abbatiales fut couvert en maisons\u00a0\u00bb.<\/em><br>En 1833, l&rsquo;abb\u00e9 Ambroise Guillois, nomm\u00e9 cur\u00e9, dresse un \u00e9tat des lieux:<br>    &#8211; le clocher, campanile \u00e9difi\u00e9 sur le transept sud, est sur le point de tomber,<br>    &#8211; les vo\u00fbtes de la nef menacent ruine,<br>    &#8211; le pourtour du ch\u0153ur est ferm\u00e9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br>Pour commencer, il d\u00e9cide de faire r\u00e9aliser des fouilles pour rendre la crypte au culte.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abbe-Ambroise-Guillois-865x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-63\" width=\"111\" height=\"130\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">L&rsquo;abb\u00e9 Ambroise Guillois<br>En 1844, \u00e0 propos de la r\u00e9paration de la crypte, le pr\u00e9fet Mancel rapporte: \u00ab\u00a0<em>l&rsquo;histoire de l&rsquo;Art exige que l&rsquo;on respecte, autant que possible, les \u0153uvres que nous ont transmis les si\u00e8cles pass\u00e9s\u00a0\u00bb, <\/em>(M.D. Bot, page 29),d&rsquo;o\u00f9 la <em>\u00ab\u00a0N\u00e9cessit\u00e9 donc de se conformer aux prescriptions de Monsieur l&rsquo;Inspecteur des Monuments Historiques; celui-ci \u00e9tait Prosper M\u00e9rim\u00e9e\u00a0\u00bb,<\/em> (M.D. Bot, page 29).<br>Les fouilles commencent avec l&rsquo;approbation g\u00e9n\u00e9rale: on d\u00e9couvre le caveau effondr\u00e9, rep\u00e8re <strong>\u00ab\u00a0C\u00a0\u00bb <\/strong>, des murs d\u00e9sagr\u00e9g\u00e9s, deux squelettes, une dizaine de cercueils, une statue ancienne d&rsquo;\u00e9v\u00eaque repr\u00e9sentant saint Julien, statue actuellement dans la crypte, (photo ci-contre ).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Saint-Julien-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-65\" width=\"173\" height=\"231\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>En poursuivant les investigations vers la crois\u00e9e du transept, est mis \u00e0 jour l&rsquo;escalier primitif, qui descendait \u00e0 la crypte ; ce passage forme d\u00e9sormais une niche au-dessus de l&rsquo;autel de la crypte, emplacement actuel de la statue de Saint Julien.<br>C&rsquo;est le jeune abb\u00e9 Julien Livet qui a ex\u00e9cut\u00e9 le relev\u00e9 de ces fouilles.<br>(Le r\u00e9sultat d\u00e9taill\u00e9 en a \u00e9t\u00e9 repris dans le livre de l&rsquo;abb\u00e9 Ambroise Ledru, page 21)<br><em>\u00ab\u00a0Ces fouilles soul\u00e8vent des critiques, et sur l&rsquo;instigation de M. l&rsquo;Abb\u00e9 Tournessac, ancien sacristain du Pr\u00e9 et fort connu pour ses comp\u00e9tences en architecture, l&rsquo;administration ordonne l&rsquo;arr\u00eat des recherches et l&rsquo;obligation de tout remettre en \u00e9tat. On d\u00e9cide donc de refermer le sol par un plancher provisoire, en attendant une restauration \u00e9ventuelle\u00a0\u00bb, (M.D. Bot, page 29).<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abbe-Julien-Livet-1-812x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-73\" width=\"106\" height=\"134\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">L&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet (tableau de Lionel Royer)&nbsp;&nbsp;<br>Une \u00e9num\u00e9ration des travaux est significative : r\u00e9fection des deux vo\u00fbtes de la nef attenantes \u00e0 la  crois\u00e9e des transepts avec reprise des piles de cette crois\u00e9e. A. Mussat pr\u00e9cise (page 116) <em>\u00ab\u00a0Les deux premi\u00e8res vo\u00fbtes ont \u00e9t\u00e9 remont\u00e9es par Darcy \u00e0 la suite de l&rsquo;effondrement&nbsp; de l&rsquo;une d&rsquo;elle en 1859\u00a0\u00bb.<\/em><br>Le ch\u0153ur conventuel du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle est transform\u00e9 en sacristie ; les deux chapelles romanes, ras\u00e9es \u00e0 cette \u00e9poque, sont reconstruites en 1862 ; la restauration du pignon sud est entreprise ; les vestiges de la tribune de l&rsquo;orgue, situ\u00e9e dans le ch\u0153ur, disparaissent ; le bas-c\u00f4t\u00e9 nord est remis en \u00e9tat.<br>D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les consolidations n\u00e9cessaires furent faites.<br>En 1846, un nouveau ma\u00eetre autel est consacr\u00e9 en grande pompe.En  1852, le conseil de fabrique (nom de l&rsquo;\u00e9poque) alerte les autorit\u00e9s : <em>\u00ab\u00a0La situation mis\u00e9rable du b\u00e2timent de l&rsquo;\u00e9glise, recommandable sous le rapport de l&rsquo;art, menace ruine sur plusieurs points\u00a0\u00bb, <\/em>&nbsp;(M.D. Bot, page 30).<br>Le pr\u00e9fet fait d\u00e9bloquer une subvention prise sur les fonds du d\u00e9partement, sans pouvoir en attribuer d&rsquo;autres.<br>En 1853, le conseil municipal vote 2.400 F<em>. \u00ab\u00a0pour les r\u00e9fections du Pr\u00e9\u00a0\u00bb.<\/em> L&rsquo;abb\u00e9 Guillois meurt en 1854.Pendant 3 ans, son successeur n&rsquo;entreprendra rien.<br><em>\u00ab\u00a0En 1856, Denis Darcy<\/em> (architecte municipal),<em> ancien \u00e9l\u00e8ve de Viollet-Le-Duc,<\/em> (collaborateur de Prosper M\u00e9rim\u00e9e, inspecteur des monuments historiques),<em> fit un projet devant l&rsquo;urgence des travaux. En effet, on note que, lors d&rsquo;un office, une pierre s&rsquo;est d\u00e9tach\u00e9e de la vo\u00fbte et a caus\u00e9 une grande panique\u00a0\u00bb, <\/em>&nbsp;(M.D. Bot, page 30).<em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em><br>L&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet est nomm\u00e9 cur\u00e9 en 1857. <br>Ayant suivi un cours d&rsquo;arch\u00e9ologie au grand s\u00e9minaire, <em>\u00ab\u00a0il<\/em> <em>reprit la restauration de son \u00e9glise, \u00e9bauch\u00e9e sans grand succ\u00e8s par l&rsquo;abb\u00e9 Guillois, meilleur th\u00e9ologien que bon arch\u00e9ologue. Il trouvait le monument plus d\u00e9labr\u00e9 que ne l&rsquo;avait laiss\u00e9 la r\u00e9volution\u00a0\u00bb, <\/em>(A. Ledru, page 32).<br><em>Il y d\u00e9ploya toute son \u00e9nergie ; il ne fut jamais rebut\u00e9 malgr\u00e9 les<\/em> <em>hostilit\u00e9s, les d\u00e9ceptions et les longueurs des formalit\u00e9s administratives\u00a0\u00bb,<\/em> (M.D. Bot, page 30).<br>Apr\u00e8s avoir rehauss\u00e9 le ch\u0153ur, une nouvelle crypte \u00e0 trois nefs est achev\u00e9e ; au sol, l&#8217;emplacement des fondations des murs de l&rsquo;ancienne \u00ab\u00a0<em>basilica<\/em>\u00a0\u00bb est conserv\u00e9; il est toujours visible. L&rsquo;escalier d&rsquo;acc\u00e8s actuel est r\u00e9alis\u00e9 (en <strong>\u00ab\u00a0A\u00a0\u00bb, <\/strong>croquis page pr\u00e9c\u00e9dente) ; celui de l&rsquo;ouverture primitive est combl\u00e9, tout en permettant la r\u00e9alisation de la niche surmontant l&rsquo;autel de la crypte, abritant la statue de Saint Julien.<br>L&rsquo;inauguration solennelle eut lieu le 27 janvier 1860, jour de la f\u00eate du Saint Patron de l&rsquo;abbaye. &nbsp;Pour financer une partie de ces travaux, l&rsquo;abb\u00e9 Livet <em>\u00ab\u00a0allait pr\u00eacher dans toutes les paroisses du<\/em> <em>d\u00e9partement, lan\u00e7ait des souscriptions, recevait de nombreuses offrandes de ses paroissiens aux revenus pourtant modestes. Pour compl\u00e9ter cette qu\u00eate d&rsquo;argent, il mit en vente les derniers exemplaires de l&rsquo;explication du Cat\u00e9chisme, \u00e9dit\u00e9e par l&rsquo;abb\u00e9 Guillois\u00a0\u00bb, <\/em>(M.D. Bot, page31).<br>Nous savons par ailleurs que de 1858 \u00e0 1869, les d\u00e9penses de restauration s&rsquo;\u00e9lev\u00e8rent \u00e0 la somme d&rsquo;environ 200.000 F., la ville y ayant contribu\u00e9 par un apport de 192.929 F. <br>Le campanile existant, construit sur le croisillon sud au XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00ab\u00a0<em>mena\u00e7ait ruine\u00a0\u00bb.<\/em> La crois\u00e9e du transept n&rsquo;\u00e9tant pas assez solide pour supporter le poids d&rsquo;un nouveau clocher, un projet de clocher-porche est pr\u00e9sent\u00e9 par l&rsquo;architecte Darcy \u00ab\u00a0<em>consid\u00e9rant que l&rsquo;\u00e9glise Notre-Dame du Pr\u00e9, si v\u00e9n\u00e9rable par son antiquit\u00e9 qui remonte au XI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, est un des monuments les plus v\u00e9n\u00e9rables de la ville du Mans\u00a0\u00bb, &nbsp;<\/em>(M.D. Bot, page 30). <br>Le projet est agr\u00e9\u00e9 <em>\u00ab\u00a0car il avait l&rsquo;avantage d&rsquo;agrandir l&rsquo;\u00e9glise trop petite pour contenir toute la population<\/em> <em>paroissienne de ce quartier\u00a0\u00bb, <\/em>&nbsp;(M.D. Bot, page 30).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/campanile-1024x778.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-74\" width=\"293\" height=\"222\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Poursuivant \u00ab\u00a0<em>les travaux d&#8217;embellissement\u00a0\u00bb,<\/em> l&rsquo;abb\u00e9 Livet d\u00e9cide de faire enlever le retable en tuffeau de Saumur, \u00e9rig\u00e9 au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle vers 1660, pr\u00e9sent\u00e9 en page 6, \u00ab\u00a0<em>ce qui suscita une bataille entre les \u00e9rudits locaux<\/em>\u00ab\u00a0. L&rsquo;un d&rsquo;eux \u00e9crivait : <em>\u00ab\u00a0\u2026ce placage ind\u00e9cent<\/em> <em>et vulgaire sur ce beau ch\u0153ur du XI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle o\u00f9 il fait l&rsquo;effet de la perruque de Louis XIV sur la &nbsp;t\u00eate d&rsquo;Hugues Capet\u00a0\u00bb, <\/em>&nbsp;<br>(A. Ledru, page 31).<br>Une proposition de d\u00e9placement fut refus\u00e9e par la municipalit\u00e9 qui en vota la d\u00e9molition en 1861.<br>A propos de retables, Andr\u00e9 Mussat (page 117) \u00e9crit, pour expliquer la pr\u00e9sence au Pr\u00e9 de la statue de saint Thuribe, <em>\u00ab\u00a0compagnon et successeur de<\/em> <em>saint Julien\u00a0\u00bb<\/em>, terre cuite dat\u00e9e du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00ab\u00a0<em>qu&rsquo;elle<\/em> <em>provient sans doute d&rsquo;un des grands retables qui ornait<\/em> <em>l&rsquo;\u00e9glise\u00a0\u00bb<\/em>.<br>Concernant les <em>\u00ab\u00a0quatre statues colossales: saint Julien, saint Augustin, saint Beno\u00eet, sainte Scolastique\u00a0\u00bb, <\/em>l&rsquo;Abb\u00e9 Ambroise Ledru, 1924, rapporte (page 59) que celles de saint Julien et saint Augustin se trouvent \u00ab\u00a0<em>\u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 du croisillon nord\u00a0\u00bb. <\/em>Actuellement, ces statues n&rsquo;existent pas mais, curieusement, et dans le transept nord, la statue de sainte Philom\u00e8ne, r\u00e9alis\u00e9e en 1890, se trouve pos\u00e9e sur un socle portant l&rsquo;inscription <em>\u00ab\u00a0Saint Julien\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/statues-590x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-77\" width=\"246\" height=\"427\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Croquis du projet de restauration, septembre 1861.<br>Cette hypoth\u00e8se d&rsquo;un autre retable, qui pourrait \u00eatre ant\u00e9rieur \u00e0 celui \u00e9rig\u00e9 vers 1660, rejoint une id\u00e9e exprim\u00e9e par Monsieur Guilbaut, Conservateur des Antiquit\u00e9s et Objets d&rsquo;art de la Sarthe, lors de l&rsquo;expertise effectu\u00e9e en novembre 2007 pour la restauration du bas-relief, \u00e9galement en terre cuite et dat\u00e9 du XVI<sup>e<\/sup>, actuellement situ\u00e9 dans le bas-c\u00f4t\u00e9 sud.<br>En effet, Monsieur Guilbaut pense que ce bas relief provient d&rsquo;un retable.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/retable-733x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-78\" width=\"165\" height=\"230\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Sur ce bas-relief, repr\u00e9sentant une procession, l&rsquo;abb\u00e9 Livet a fait peindre, vers 1865, l&rsquo;inscription suivante : <em>\u00ab\u00a0Anne de Montalis re\u00e7oit les reliques de sainte Scolastique, 1666\u00a0\u00bb. <\/em>Selon l&rsquo;abb\u00e9 A. Ledru (page 46) : <em>\u00ab\u00a0Cette inscription est fautive. On ne voit nulle part Anne de Montalis, ni aucune abbesse. La sculpture est tr\u00e8s ant\u00e9rieure \u00e0 1666. Elle repr\u00e9sente une translation ou une procession de reliques ind\u00e9termin\u00e9e au XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u00a0\u00bb.<\/em><br>D&rsquo;autre part Paul Cordonnier-D\u00e9trie pr\u00e9cise : \u00ab\u00a0<em>On avait d\u00e9moli le Jub\u00e9, ce qui occasionna des ruptures dans les murs et dans les colonnes. Les statues furent bris\u00e9es,\u2026\u2026\u00a0\u00bb<\/em><br>Nous ne disposons d&rsquo;aucune information, ni de croquis, \u00e0 propos de ce jub\u00e9. Selon Marie-Dominique Bot, (page 28), il s&rsquo;agissait <em>\u00ab\u00a0de grilles formant jub\u00e9 et fermant le ch\u0153ur\u00a0\u00bb.<\/em><br>Peut-\u00eatre y a-t-il confusion, dans les textes, entre \u00ab\u00a0retable et jub\u00e9\u00a0\u00bb, ces deux ensembles ayant exist\u00e9 simultan\u00e9ment pendant plus de130 ann\u00e9es. Quant aux grilles, qui fermaient le ch\u0153ur vers les transepts,&nbsp;elles furent d\u00e9mont\u00e9es dans les ann\u00e9es 1960.<br>En 1862, les travaux de r\u00e9fection se poursuivent par le dallage du pourtour du ch\u0153ur, la restauration de la chapelle de la Vierge et de la chapelle saint Jean, celle-ci \u00e9tant devenue chapelle du Sacr\u00e9-C\u0153ur.<br>En juin 1863 furent consacr\u00e9s, par l&rsquo;\u00e9v\u00eaque, un grand autel plac\u00e9 dans le ch\u0153ur et un autre dans la chapelle de la Vierge.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/autel-637x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-80\" width=\"176\" height=\"283\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>A partir de 1865, la ville disposant, suite \u00e0 la cession de 1838 par \u00ab\u00a0<em>les Dames du Sacr\u00e9-C\u0153ur\u00a0\u00bb<\/em>, des terrains et des b\u00e2timents attenant \u00e0 l&rsquo;abbatiale, l&rsquo;\u00e9glise fut d\u00e9gag\u00e9e. La rue Ducr\u00e9 est prolong\u00e9e, un jardin public est \u00e9tabli autour de l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/projet-presbytere-1024x736.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-81\" width=\"296\" height=\"212\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Des terrains \u00e9tant devenus disponibles, la question de la construction d&rsquo;un presbyt\u00e8re est \u00e9tudi\u00e9e. Un projet, techniquement tr\u00e8s avanc\u00e9 avec un nouveau plan du quartier, propose une construction jouxtant l&rsquo;\u00e9glise dans l&rsquo;alignement de sa fa\u00e7ade, et situ\u00e9e dans le jardin \u00e0 l&rsquo;angle de l&rsquo;actuelle rue Siey\u00e8s. &nbsp;<br>Finalement, la municipalit\u00e9 opte pour une construction en dehors du jardin. Le presbyt\u00e8re est r\u00e9alis\u00e9 en 1868, \u00e0 l&#8217;emplacement que nous lui connaissons actuellement.<br>Une \u00e9cole de gar\u00e7ons est \u00e9galement construite, la direction en \u00e9tant confi\u00e9e aux Fr\u00e8res des \u00c9coles chr\u00e9tiennes.<br>Ce plan du quartier permet de saisir l&rsquo;importance des transformations qui furent entreprises.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/plan-quartier.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-82\" width=\"387\" height=\"542\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;\u00e9glise ayant \u00e9t\u00e9 consolid\u00e9, l&rsquo;abb\u00e9 Livet en fait entreprendre la d\u00e9coration.<br>En 1864, des fresques murales furent ex\u00e9cut\u00e9es, au dessus des grandes arcades du ch\u0153ur, par Pierre Andrieux, \u00e9l\u00e8ve d&rsquo;Eug\u00e8ne Delacroix.<br>&nbsp;Ces peintures, outre le Christ assis, repr\u00e9sentaient la mission des ap\u00f4tres et les sc\u00e8nes principales de la vie de saint Julien, dont le miracle de la fontaine et le bapt\u00eame de \u00ab\u00a0<em>d\u00e9fensor civitatis<\/em>\u00ab\u00a0. &nbsp;&nbsp;<br>En compl\u00e9ment, le peintre manceau Charles Jaffart ornementa ces fresques et r\u00e9alisa de nombreuses autres peintures murales et d\u00e9cors, ainsi que les blasons sur les clefs de vo\u00fbte.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-9 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/fresques-choeur-766x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-83\" width=\"332\" height=\"444\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/fresques2-891x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-84\" width=\"388\" height=\"446\"\/><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Inscription en dessous des trois fresques.<br><strong><em>\u00ab\u00a0ALLEZ,&nbsp; ENSEIGNEZ TOUTES LES NATIONS,<\/em><\/strong> <strong><em>LES BAPTISANT <\/em><\/strong><br><strong><em>AU NOM DU P\u00c8RE, <\/em><\/strong><strong><em>DU FILS<\/em><\/strong> <strong><em>ET DU SAINT-ESPRIT\u00a0\u00bb.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-12 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/fr1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-85\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/fr2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-86\"\/><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<ul>\n<li><em>&nbsp;<\/em> Au centre :<em>&nbsp;\u00ab\u00a0le Christ, assis,&nbsp;b\u00e9nissant et tenant un livre sur ses genoux,&nbsp;est entour\u00e9 des quatre \u00e9vang\u00e9listes&nbsp;symbolis\u00e9s par l&rsquo;ange, l&rsquo;aigle, le lion et le taureau\u00a0\u00bb.<\/em><\/li>\n\n\n\n<li>A gauche: <em>\u00ab\u00a0Saint Julien, en costume d&rsquo;\u00e9v\u00eaque, mitre en t\u00eate et crosse de la main gauche,<\/em> <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;verse de la main droite l&rsquo;eau du bapt\u00eame sur la t\u00eate de D\u00e9fensor, v\u00eatu en guerrier romain\u2026<\/em><br>t<em>rois autres personnages repr\u00e9sentent la famille de D\u00e9fensor, attendant le bapt\u00eame\u00a0\u00bb<\/em><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Ces peintures furent solennellement inaugur\u00e9es en pr\u00e9sence du maire de la ville et du conseil municipal.<br>La crypte avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9cor\u00e9e, de m\u00eame que les chapelles absidales.<br>Sur ce clich\u00e9 on peut voir, \u00e0 droite de l&rsquo;autel, le &nbsp;sarcophage de l&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet qui fut d\u00e9pos\u00e9 en 1895.<br>Ces peintures furent solennellement inaugur\u00e9es en pr\u00e9sence du maire de la ville et du conseil municipal.<br>La crypte avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9cor\u00e9e, de m\u00eame que les chapelles absidales.<br>Sur ce clich\u00e9 on peut voir, \u00e0 droite de l&rsquo;autel, le &nbsp;sarcophage de l&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet qui fut d\u00e9pos\u00e9 en 1895.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Crypte-1024x785.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-91\" width=\"482\" height=\"368\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Sur cette photo, du d\u00e9but des ann\u00e9es 1870, l&rsquo;\u00e9glise se trouve d\u00e9gag\u00e9e ; on remarque, outre le campanile, les \u00e9tais car \u00ab\u00a0<em>la fa\u00e7ade au bas de la nef \u00e9tait \u00e0 refaire ; le pignon penchait en avant, mena\u00e7ant d&rsquo;entra\u00eener la premi\u00e8re vo\u00fbte de l&rsquo;\u00e9difice\u00a0\u00bb, <\/em>(A. Ledru, page 36)<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/eglise-en-1870-1024x736.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-92\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Pendant la guerre de 1870\/1871, de nombreux r\u00e9giments passaient au Mans, mais rien n&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9vu pour assurer leur logement. Les soldats se trouvaient entass\u00e9s dans les \u00e9glises, les communaut\u00e9s, les coll\u00e8ges, au s\u00e9minaire, etc\u2026, &nbsp;couchant sur la paille.<br>Au Pr\u00e9, l&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet fait disposer la nef de son \u00e9glise pour les recevoir; il fit r\u00e9gner l&rsquo;ordre et r\u00e9ussit m\u00eame \u00e0 faire prier des soldats plut\u00f4t dispos\u00e9s \u00e0 commettre des m\u00e9faits.<br>Par la suite, les Allemands entr\u00e9s au Mans ne profan\u00e8rent pas l&rsquo;\u00e9glise.<br>Au milieu de ces tristesses, malgr\u00e9 un d\u00e9but de c\u00e9cit\u00e9, son \u00e9glise demeurait une des grandes pr\u00e9occupations du cur\u00e9 du Pr\u00e9.<br>Fin 1870, il fit r\u00e9aliser, par Monsieur Cottereau sculpteur au Mans, les statues en pierre des quatre \u00e9vang\u00e9listes ; elles furent plac\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 des piliers de la crois\u00e9e du transept, o\u00f9 elles se trouvent actuellement.<br>Pour achever l\u2019\u0153uvre de restauration, la fa\u00e7ade \u00e9tait \u00e0 refaire.<br>Par sa t\u00e9nacit\u00e9, malgr\u00e9 le refus de la subvention sollicit\u00e9e au minist\u00e8re des cultes, l&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet r\u00e9ussit \u00e0 faire r\u00e9aliser le projet de l&rsquo;architecte Darcy.<br>Pour ce faire, il profita d&rsquo;un passage au Mans du Pr\u00e9sident Mac-Mahon pour obtenir un secours de l&rsquo;Etat, \u00ab\u00a0<em>en d\u00e9montrant que la ville du Mans avait<\/em> <em>beaucoup souffert de la guerre\u00a0\u00bb, <\/em>&nbsp;(M.D. Bot, page 33). &nbsp;<br>Le clocher-porche put s&rsquo;\u00e9lever de 1878 \u00e0 1885<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/clocher-reparation-1024x872.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-94\" width=\"480\" height=\"408\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>En 1888, ce clocher fut dot\u00e9 de 5 cloches de la fonderie Boll\u00e9e au Mans, l&rsquo;une d&rsquo;elle \u00e9tant offerte par la famille Boll\u00e9e.<br>Une \u00e9mouvante po\u00e9sie, \u00e9crite par Guillaume de Gayffier en 1893, raconte l&rsquo;\u00e9preuve de l&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet qui, aveugle, entend <em>\u00ab\u00a0sonner son<\/em> <em>clocher, qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais vu achev\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Facade-de-leglise-actuellemet-738x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-99\" width=\"559\" height=\"775\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">La fa\u00e7ade tel que nous la connaissons actuellement. <br>Le portail primitif du XII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle fut ins\u00e9r\u00e9 dans la nouvelle fa\u00e7ade..<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-15 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Portail2-808x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-100\" width=\"243\" height=\"308\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/bas-relief-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-101\" width=\"400\" height=\"300\"\/><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Au dessus, une sculpture en bas relief, d&rsquo;\u00e9poque moderne, <br>rappelle le miracle majeur de Saint Julien, celui dit \u00ab\u00a0de la fontaine\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Pendant cette p\u00e9riode de grand travaux, l&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet fit en sorte de doter l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;un mobilier complet : stalles, chaire, vitraux, chemin de Croix, orgue (1889), et divers \u00ab\u00a0<em>objets de m\u00e9rite<\/em>\u00a0\u00bb dont de nombreuses statues<\/p>\n\n\n\n<p>* En 1870, du sculpteur manceau, Mr. Cottereau :  &#8211;  les quatre \u00e9vang\u00e9listes.<br>* De 1879 \u00e0 1890, un autre sculpteur manceau,&nbsp; J. L&rsquo;Hommeau,&nbsp; r\u00e9alise:<br>   &#8211; Notre Dame du Rosaire &#8211; Saint Marcouf, 1879  &#8211; Saint Germain, 1879&nbsp; &nbsp;&#8211; Saint S\u00e9bastien<br>   &#8211; Saint Gilles &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&#8211; Saint Fran\u00e7ois d&rsquo;Assise, 1889     &#8211; Saint Dominique&nbsp; &#8211; Sainte Philom\u00e8ne, <br>* En 1890,  le sculpteur Ch. Filleul r\u00e9alise:&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&#8211; la statue de Sainte Marguerite-Marie Alacoque<br>* le sculpteur E. Hiron r\u00e9alise: &#8211; la statue de sainte Th\u00e9r\u00e8se<br>* Pour les autres statues en pierre, il n&rsquo;existe pas de&nbsp; r\u00e9f\u00e9rence: &#8211; Saint Pierre et Saint Paul, <br>    &#8211; Sainte Anne, &#8211; Notre Dame du Pr\u00e9, &#8211; Saint Joseph, &#8211; Un diacre &#8211;&nbsp; Sainte en mission <br>    &#8211; Saint Julien (dans la crypte).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;On peut conclure que l&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet \u00ab\u00a0<em>transforma la vielle abbatiale<\/em> <em>et lui imprima son caract\u00e8re d\u00e9finitif<\/em>\u00a0\u00bb <\/strong>(A. Ledru, page 31).<br>L&rsquo;abb\u00e9 Julien Livet, chanoine honoraire du Mans, d\u00e9c\u00e9dait le 20 juin 1895.<br>De son biographe, le cardinal Dubois, <em>\u00ab\u00a0le cur\u00e9 du Pr\u00e9 \u00e9tait<\/em> <em>un beau vieillard, un type de physionomie sacerdotale : taille \u00e9lev\u00e9e, figure aust\u00e8re, fine, allong\u00e9e, encadr\u00e9e de longs cheveux blancs, front haut et chauve, regard profond et voil\u00e9, l\u00e8vres pinc\u00e9es, traits accentu\u00e9s, \u00e9nergiques\u00a0\u00bb, <\/em>&nbsp;(A. Ledru, page 36).C&rsquo;\u00e9tait aussi \u00ab\u00a0<em>une volont\u00e9, d&rsquo;un<\/em> <em>caract\u00e8re fortement tremp\u00e9, \u00e0 ar\u00eates<\/em> <em>vives, aux principes inflexibles<\/em>\u00ab\u00a0. Il le prouva en toutes circonstances. Il fut inhum\u00e9 dans la crypte de son \u00e9glise, \u00e0 droite de l&#8217;emplacement du tombeau de saint Julien. Actuellement, son sarcophage se trouve ins\u00e9r\u00e9 dans la ma\u00e7onnerie, seul c\u00f4t\u00e9 \u00e9tant visible.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/lemanspremus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Julien-Livet-inscription-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-102\" width=\"496\" height=\"371\"\/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 &#8211; OrigineCet endroit, \u00ab\u00a0Le Pr\u00e9\u00a0\u00bb, ancien mar\u00e9cage o\u00f9 l&rsquo;on faisait pa\u00eetre les troupeaux, situ\u00e9 hors les remparts de la ville, fut un lieu de s\u00e9pulture pa\u00efen. A l&rsquo;origine du christianisme dans le Maine, les premi\u00e8res communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes firent en sorte&nbsp; d&rsquo;y poss\u00e9der un emplacement prot\u00e9g\u00e9 pour leurs s\u00e9pultures.\u00ab\u00a0Selon la l\u00e9gende\u00a0\u00bb, (A. Mussat, page 100)&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_kad_post_transparent":"","_kad_post_title":"","_kad_post_layout":"","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"","_kad_post_vertical_padding":"","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":"","footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47"}],"collection":[{"href":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=47"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=47"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=47"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lemanspremus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=47"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}