Catégorie : CONCERTS

Concerts mensuels organisés par Le Pré en musique

  • Prog. 13 février 2011

    L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU PERCHE SARTHOIS

    Actuellement l’Orchestre Symphonique du Perche Sarthois compte un peu plus d’une quarantaine de membres, comprenant toutes les familles d’instruments : les instruments à cordes, les instruments à vent et les percussions. II se compose de professeurs, de grands élèves et de musiciens adultes amateurs de bon niveau. La direction est confiée à un chef professionnel, titulaire du Diplôme d’Etat de Chef d’Orchestre Symphonique, Pierre LEDRU, ce qui garantit la qualité du travail. Ce travail est réalisé au cours des répétitions qui ont lieu le samedi matin, durant 3 heures, à raison d’une répétition par mois environ. Entre-temps il y a une répétition de pupitre pour les cordes seules et chacun travaille ses partitions de son côté, seul ou avec l’aide des professeurs pour les élèves. Ainsi chaque musicien se sent davantage responsable du résultat de l’ensemble. Ce jeune orchestre, plein d’enthousiasme, propose un répertoire très large, abondant la musique classique avec Verdi, Brahms, Dvorak, Sibelius, Elgar, Borodine, Saint- Saëns, Sibélius, Gounod, Beethoven,…..,le jazz avec Nliller…,la musique de films ., la country-musique…Le choix des œuvres travaillées permet à chacun d’y trouver de quoi satisfaire ses aspirations musicales. Le public y trouve également son compte puisqu’il y en a pour tous les goûts. Le baptême de la scène a eu lieu le 15 mars 2008 par un concert en l’Église Notre Dame des Marais de La Ferté-Bernard devant environ 250 personnes. Ce premier concert a rencontré un beau succès et contribué ainsi à motiver encore plus les musiciens et leur chef. D’autres ont suivi avec autant de succès : Église de Bonnétable, Salle Athéna à La Ferté-Bernard (à plusieurs reprises), Église de St Calais, Salle Coppélia à La Flèche, Salle Jean de La Fontaine et Église à Marolles les Braults, La Chapelle-St-Aubin…. L’orchestre a même désormais dépassé les limites du département en étant invité à la Salle Simone Signoret à Nogent-Ie-Rotrou où il a enchanté le public. II a également eu l’honneur de clôturer la saison culturelle 2009.2010 de la ville de La Ferté-Bernard avec au programme une œuvre avec grand orgue. L’Orchestre Symphonique du Perche Sarthois souhaite faire partager aux auditeurs, son amour de la musique en allant au plus près des publics par une approche sensible, conviviale et simple.

    Pierre LEDRU

    Violoniste de formation, Pierre LEDRU effectue ses études au Conservatoire   National de Tours. Il obtient   un premier prix de Solfège en 1986, puis un premier Prix de Violon en 1998. Il étudie en parallèle l’écriture, la musique de chambre et la direction d’orchestre. Il poursuit ses études de direction d’orchestre à Évry de 1998 à 2008. Sa passion pour la direction d’orchestre et les pratiques « amateur » l’amène à former un premier orchestre dès l’âge de 17 ans, puis à prendre la direction de plusieurs orchestres par la suite.

    Il est aujourd’hui également Directeur de l’École Municipale de Musique de La Ferté-Bernard, formateur en direction d’orchestre et est régulièrement invité à diriger divers ensembles et orchestres professionnels. Il est depuis 2009 titulaire du Diplôme d’État de Chef d’Orchestre Symphonique.

    Jean-Louis BOUILLAT, orgue

    Après des études de piano et d’orgue, Jean-Louis BOUILLAT obtient une Licence de Musicologie et un CAPES d’Éducation Musicale à la Sorbonne. Parallèlement il entame des études de chant au Conservatoire de Bourg-la- Reine et d’Art Lyrique au Conservatoire de Versailles. Professeur de musique en collège, il a dirigé en parallèle le Conservatoire de musique de Plaisir (Yvelines) durant 25 ans. En tant que chanteur, il a participé à plusieurs ensembles vocaux   « Per cantar e sonar » avec Stéphane Caillat, «Guillaume Dufay » avec Arsène Bedois, « Ensemble vocal MicheI Piquemal ». Avec ces trois ensembles, il a enregistré une quinzaine de disques et participé à plusieurs tournées internationales ‘ Canada, Mexique, Israël, Afrique de l’Est, Indonésie   et plusieurs pays d’Europe (Autriche, Belgique, Suisse, Italie, Espagne). Sa voix de ténor lui a permis de chanter en soliste dans de nombreux concerts couvrant tout le répertoire d’oratorio (Pergolèse, Bach, Mozart, Haendel, Haydn, Berlioz, Fauré…) ainsi que les mélodies françaises et les Lieder (Brahms, Mahler, Schubert, Schumann, Chausson, Debussy, Ravel,…). Élève de l’organiste et compositeur Jean-Pierre LEGUAY (actuellement l’un des 3 titulaires des grandes orgues de Notre-Dame de Paris), il a assumé le rôle d’organiste  à  l’église Notre-Dame-des-Champs (Paris 14eme) pendant 6 ans, puis aux églises Saint-Symphorien et Sainte-Geneviève (Versailles) pendant 15 ans, et depuis 2004, il est organiste dans les églises Notre-Dame-du Pré, Saint- Lazare, Saint Pavin, Saint Liboire et Saint Georges-du-Plain (Le Mans).

  • Prog. 9 janvier 2011

    Concert du nouvel an

  • Prog. 12 décembre 2010

    LE CHŒUR RÉSONNANCES

    Créé au Mans au sein du collège Saint Louis, sous l’égide de Claude Chotard, l’Ensemble Vocal Résonnances prend son essor de 1971 à 1989 sous la direction d’Yves Parmentier et acquiert une renommée internationale en participant aux concours d’Arezzo (Italie, 3eme prix), de Gorizia (Italie, ler prix) , et au Florilège vocal de Tours (ler prix, Grand prix). L’ensemble a également effectué des tournées en Autriche, Allemag ne, Angleterre, Belgique, Espagne, Hongrie et en République Tchèque. En 1989, Valérie Fayet prend la direction du Chœur jusqu’en juin 1999, date à laquelle elle confie sa baguette à Jean Dominique Abrell, remplacé en 2002 par Nicolas Pommier et en septembre 2007 par Grégoire Vanherle. Résonnances est constitué d’une cinquantaine de choristes. Son travail a été essentiellement orienté vers la mise en place d’œuvres importantes données avec Orchestres (messes, oratorios, passions, etc.), sans que cela exclue pour autant des programmes a cappella (musique française, allemande, italienne, russe…

    Pour plus d’inTormations, visitez notre site www.choeur-resonnances.fr

    Grégoire VANHERLE, chef de choeur

    Grégoire VANHERLE débute son parcours de musicien par des études de percussions et d’écriture musicale au Conservatoire de Caen, puis de Tours et de Strasbourg, tout en suivant parallèlement ses études universitaires en Musicologie à la faculté de Tours. Titulaire du CAPES puis de l’Agrégation de musique, il s’intéresse plus tardivement à la voix et au chant choral. Il intègre alors le Chœur de chambre Mikrokosmos, spécialiste dans la création contemporaine, Ensemble dont il deviendra l’assistant en 2004. Cette expérience lui a notamment permis de travailler avec de nombreux compositeurs, de participer à plusieurs master classes de direction de chœur et de remporter avec Mickrokosmos un certain nombre de prix internationaux, dont le grand prix de la ville de Tours en 2004. Après avoir obtenu son diplôme de chef de chœur au Conservatoire de Boulogne-Billancourt, c’est en septembre 2007 que Grégoire VANHERLE prend la direction de RÉSONNANCES. Passionné par la découverte et l’interprétation d’ceuvres à l’esthétique musicale contrastée, Grégoire VANHERLE est également un jeune compositeur ; ainsi le CEPRAVOI (Centre de pratiques vocales et instrumentales) lui a commandé une œuvre, créée en mai 2007, lors du Festival de la Voix de Châteauroux.

  • Prog. 14 novembre 2010

    Flûte, hautbois, violoncelle et orgue

    1ère Partie

    SONATE
    ANDANTE- CANTABILE -ALLEGRO
    JF – FASCH
    LIEBESLIEDF- KREISLER
    SÉRÉNADECM – WIDOR
    PRÉLUDÉF – LEYDING
    AVE MARIAG – CACCINI
    LA WALLYA- CATALANI
    TRAIN DE PLAISIRJ- STRAUSS

    2ème partie

    SONATE A TROIS
    ADAGIO-ALLEGRO-LARGO-ALLEGRO
    JM – LECLAIR
    LE MERLE BLANCE – DAMARE
    ADAGIOZIPPOLI
    CHANSON SANS PAROLESF- MENDELSSOHN
    AVE MARIAM – POIRIER
    PRÉLUDELEFEBURE WELY
    SONATE ANDANTE-VIVACE-LARGO-ALLEGROGP – TELEMANN

    Gérald JEMAIN, flûte traversière

    Entré au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à 16 ans, dans la même promotion que le grand flûtiste international James Galway, Gérald JEMAIN y obtint un Premier Prix de Flûte et de musique de chambre à l’unanimité. Disciple de Jean-Pierre RAMPAL, il est ensuite engagé dans de nombreux festivals, donne de nombreux concerts en France et à l’étranger, dans lesquels il joue entre autres avec Maurice André (trompettiste) et Jean- Pierre RAMPAL. Professeur honoraire au Conservatoire National de Musique au Mans, il est soliste dans de nombreux orchestres nationaux, régionaux, et d’ensembles de Musique de Chambre. Il est membre des jurys des certificats d’Aptitude aux fonctions de Professeur de Flûte pour les conservatoires nationaux et régionaux, de ceux du Diplôme d’État au Ministère de la Culture, de ceux du Centre National de la Fonction Publique Territoriale, ainsi que de ceux des Conservatoires Nationaux Supérieurs de Musique de Paris et de Lyon.

    Florence WILSON, violoncelle

    Dès l’âge de 9 ans, Florence WILSON commence le violoncelle dans la classe de Monique COMBES au Conservatoire du Mans où elle obtient une médaille de vermeil. Elle poursuit ses études musicales au Conservatoire National de Région de Rueil-Malmaison, études couronnées par les plus hautes récompenses, médaille d’or à l’unanimité de violoncelle, Prix d’Excellence, 1er Prix de Musique de Chambre. Élève de P. Muller et P. Chérond (soliste de l’Opéra Bastille), elle participe à de nombreux concerts et tournées mondiales. Ses goûts musicaux sont très variés, allant du « classique » à la « variété », ce qui l’amena à jouer de nombreuses fois avec l’orchestre de l’Opéra Paris-Bastille, de se produire en soliste au Festival des Deux-Sèvres avec le grand violoncelliste Paul TORTELLIER, d’être membre de l’orchestre des Champs-Élysées, du Théâtre de Paris, de l’orchestre du Sporting Club de Monaco, où elle se produisit dans les spectacles de Charles Aznavour, Francis Cabrel, Christian Morin, etc., ainsi qu’en quatuor dans des tournées mondiales : Japon, Autriche, Allemagne, Yémen, Seychelles…

    Michel TIZON, hautbois

    Michel TIZON est né au Mans où il a débuté très jeune ses études musicales encouragé par un père lui-même hautboïste. Il obtient au conservatoire de sa ville natale un prix d’excellence de hautbois et de cor anglais. Il poursuit son perfectionnement au conservatoire du Xème arrondissement de Paris dans la classe du renommé professeur Maître Pierre Pierlot où il obtient un premier prix. Il joue en duo, Hautbois et Orgue avec Élisabeth Wilson et, avec elle, donne régulièrement des concerts en France, Grande Bretagne, Canada etc…. II se consacre aussi à l’enseignement en tant que professeur de Hautbois ”a l’École Nationale de Musique de Laval. Il est également premier hautbois de l’Octuor à vent du Maine et de l’Ensemble Instrumental de la Mayenne.

    ÉLISABETH WILSON

    Première médaille de musique de chambre, médaille d’or de clavecin et d’orgue, prix d’honneur de la ville du Mans, Élisabeth WILSON s’est consacrée à l’éducation des jeunes enfants et à la diffusion de la musique, non seulement dans la ville du Mans, où elle joue régulièrement dans plusieurs églises, dont la cathédrale, mais aussi dans toute la France et dans plusieurs pays étrangers : Canada, Grande-Bretagne, Russie… Depuis trente ans, elle joue en duo avec Michel Tizon hautboïste, partout dans le monde. Amoureuse de la musique, enthousiaste à communiquer son plaisir, Élisabeth Wilson a créé avec dynamisme depuis plus de douze ans « le Pré en musique », association qui organise tous les mois d’octobre à juin (chaque 2ème dimanche de 16h30 à 18h), des concerts variés et de qualité, dans la belle église de Notre-Dame-du-Pré au Mans. C’est sous son impulsion que ces concerts, suivis maintenant par un public nombreux et fidèle, réjouissent les oreilles d’auditeurs attentifs, venant du Mans, mais aussi de toute la Sarthe, voire des départements voisins.

  • Prog. 10 octobre 2010

    Édith BRUNO

    Édith BRUNO est originaire de Normandie. Sa passion pour le chant remonte à sa plus tendre enfance où déjà toutes les occasions l’invitaient à chanter. Plus tard, on la retrouve à Montmartre où elle se produit régulièrement dans des cabarets. A partir des années 1970, son itinéraire l’amène à interpréter les succès d’Edith PIAF. Avec ce nouveau répertoire qu’elle affectionne particulièrement, elle remporte de nombreux concours, anime des soirées ou des concerts. En 1982, elle participe à l’émission télévisée « Thé dansant » animée par Jacques MARTIN. C’est par le hasard des rencontres et le mélange d’expériences diverses que ce groupe quelque peu insolite a vu le jour. Emprunts classique, musette et variété se fondent le temps de ces chansons sous les doigts de Monique POIRIER ou d’Hélène BEQUIGNON (piano), de Jean-Marcel BUVRON (trompette) et de Nadia PICHON (accordéon). Au programme, plus d’une heure de chansons dont une inédite composée par Jean- Marcel Buvron en hommage à la grande chanteuse. Des succès qui feront le bonheur de tous les admirateurs de la « môme Piaf ».

    Nadia PICHON

    Née au Mans en 1973, Nadia PICHON  pratique  l’accordéon  depuis  son  enfance. Titulaire du DFE (Diplôme de Fin d’Etudes), elle enseigne la formation musicale et l’accordéon depuis 1992 au sein de l’Amicale Accordéoniste Mancelle. Ayant toujours le souci de se perfectionner, Nadia a suivi, en 2006, un stage en Russie avec l’Orchestre  National d’Accordéons.  Depuis sa rencontre avec Édith Bruno, en 1999, Nadia Pichon l’accompagne à tous ses concerts.

    Hélène BÉQUIGNON

    Hélène Béquignon, née au Mans, enseigne le piano au  conservatoire  de  cette  ville depuis 2003. Intéressée par l’accompagnement et le partage de nouvelles  expériences musicales, Hélène aime partir à la découverte de styles variés tout en partageant de belles aventures humaines… Depuis plusieurs années, elle a intégré la formation « chant, piano, accordéon, trompette » autour des chansons d’Édith Piaf et accompagne  Édith  Bruno, l’interprète du groupe, en alternance avec Monique Poirier.

    Jean-Marcel BUVRON

    Parallèlement à des études classiques de formation musicale, de trompette, d’harmonie et de direction d’orchestre, successivement aux conservatoires du Mans, d’Angers, de Tours et de Nantes, Jean-Marcel Buvron a suivi des études de Musicologie à l’Université de Tours. Titulaire du CAPES de musique et de chant choral depuis 1988, il enseigne l’Éducation Musicale dans un collège du Mans et est chargé de cours à l’Université Catholique de l’Ouest à Angers. Docteur en Musicologie, il étudie les divers aspects du renouveau musical dans les cathédrales en France au cours de la première moitié du XIXe siècle et plus particulièrement à la cathédrale du Mans. Jean-Marcel a participé à plusieurs colloques et est l’auteur de nombreux articles publiés dans des revues spécialisées Parallèlement à l’étude de la trompette aux Conservatoires du Mans et d’Angers, il a été membre de plusieurs ensembles de cuivres et a participé à de nombreux concerts dans la Région. La pratique, depuis son enfance, du chant choral lui a permis de rejoindre pendant quelques années le chœur de chambre « Résonnances » du Mans. Jean-Marcel est par ailleurs organiste à l’église Notre-Dame-du-Pré au Mans dont il est, depuis juin 2016, l’organisateur des concerts du « Pré en musique ».

    Édith PIAF (1915-1963)

    Édith PIAF, née Édith Giovanna Passion le 19 décembre 1915 à Paris, est sans doute la chanteuse française de music-hall et de variétés la plus connue en France comme à I’étranger. Surnommée à ses débuts « la Môme Piaf », on lui doit de très nombreux succès du répertoire francophone comme La Vie en rose, Non, je ne regrette rien, Hymne à l’amour, Mon légionnaire, La Foule ou Milord. Personnalité hors norme, elle a inspiré de nombreux compositeurs, et a connu une renommée internationale, malgré une fin de carrière rendue difficile par de graves problèmes de santé. D’abord chanteuse de cabaret, elle débute dans le music-hall à l’ABC en 1937 et devient vite la vedette préférée des français. Elle passe à Bobino, au Moulin-Rouge où elle rencontre et fait découvrir Yves Montand. En 1946, elle rencontre les Compagnons de la chanson, avec qui elle fera des tournées triomphales à New-York, où elle fera la connaissance d’un de ses grands amours, Marcel CERDAN, champion de boxe, qui disparaitra un an plus tard dans un accident d’avion et qui lui inspirera Hymne à I”amour et Mon Dieu. Elle connaîtra une histoire d’amour avec Georges Moustaki, qu’elle lancera dans la chanson et avec qui elle aura un très grave accident de voiture. Elle enregistrera plus tard Milord. En 1959, lors d’une tournée à New-York, elle s’effondre sur scène. En 1961, elle donne une série de concerts à l’Olympia, où elle remporte un immense succès avec Non, je ne regrette rien, mais ne réussit à tenir le coup que grâce à la morphine, à laquelle elle était assujettie depuis de nombreuses années. En 1962, épuisée et malade, à 46 ans, elle épouse le jeune et beau chanteur de 26 ans Théo Sarapo. Elle meurt le 10 octobre 1963 à Grasse et est rapatriée en urgence à Paris, où elle sera embaumée puis enterrée au cimetière du Père Lachaise, entourée d’une immense foule de milliers d’admirateurs.

    Le  testament d’Édith PIAF

    « Il faut vraiment avoir souffert pour chanter les chansons d’Édith Piaf avec sensibilité » (Édith Bruno)

    Cette lettre est plus qu’un testament. Je voudrais qu’elle fasse comprendre qui j’ai été vraiment et pourquoi, parfois, j’ai mené une vie absurde. Lorsque la maladie vous frôle avec opiniâtreté, lorsqu’on sent, comme je  le sens moi, la  mort rôder à tout instant, il y a un moment où on est obligé de faire  le  point  avec  soi-même.  Il  y  a  un moment où on se demande si on n’a pas vécu pour rien… J’ai fait des sottises.  Souvent j’ai été méchante.  J’ai gaspillé  mes forces,  ma santé, ma fortune. J’ai été prodigue en tout d’une manière exagérée, folle. Je me suis jusqu’à présent cherché et trouvé mille circonstances atténuantes. Aujourd’hui,  je n’en ferai rien. Je veux  me pencher  sur ma vie et  me juger franchement, sans tricher, sans excuses. À chaque échec, à chaque  déception,  je me suis enfoncée un peu plus dans la certitude que ce que j’attendais n’arriverait jamais. Les années ont passé. Si, jeune, je savais que les garçons s’intéressaient à moi parce que, sans être belle, j’étais mignonne, quand  les rides et  la fatigue  ont marqué mon visage, j’ai connu  un drame. Je me suis aperçue,  un jour, qu’on jouait  la comédie  de l’amour pour réussir, par intérêt. La première fois, en 1957, j’ai entendu  l’homme qui disait m’aimer raconter à des amis : « Édith me permet de réussir en quelques semaines, alors que sans elle, il me faudrait des années ». Ce jour-là, j’ai réalisé  que  j’avais  vieilli,  et  pour  une  femme,  c’est  un  jour atroce.C’est depuis ce moment-là que j’ai commencé à me détacher de plus en plus de la vie. J’ai accumulé les sottises, alors que j’aurais dû acquérir de la sagesse…  Depuis  cette  époque,  je  ne parviens plus à m’accrocher à rien. J’ai connu depuis Iors la peur, la peur de mourir toute seule, sans personne autour de moi, abandonnée de tout le monde. Parce que brutalement tout s’était éclairé. Et je me suis aperçue que, lorsque la maladie m’abattait,  lorsqu’on  m’annonçait  que  j’étais perdue pour la chanson, personne ne venait me trouver. 3e me souviens, entre autres, de cette nuit de Noël 1958. J’avais à tout prix, bien qu’encore  faible,  voulu  quitter  la clinique  pour recevoir  mes amis. J’ai fait téléphoner à tous par ma secrétaire. Quand, à trois heures du matin, je me suis résignée à me coucher, personne n’était venu. J’étais seule, horriblement seule dans cette grande maison que j’avais voulue grande pour recevoir mes amis. Non Dieu, que je regrette aujourd’hui  !  Comme  je  voudra is pouvoir  tout recommencer  à  zéro… A l’âge où l’on commence à comprend re la vie, à l’âge où l’indulgence remplace la colère, il est trop tard. Il aura vraiment fallu qu’après une vie de tourbillons et de bruit, je me retrouve seule avec mon infirmière dans cette maison de Placassier, perdue dans les collines, pour que je prenne conscience  de tout cela. Comme j’ai changé ! de retrouve  soudain  ce besoin  de pureté, cette envie de pleurer  qui m’envahissait lorsque j’étais  une petite fille.  Cette envie  de poser  ma  tête contre une épaule  amie  et de fermer les yeux, et de me reposer enfin. Quand je pense à ma vie, à toutes ces débauches de forces, j’ai honte de moi. Quand je  revois cette petite femme engoncée dans sa fourrure, qui traîne la nuit sa solitude  et son ennui, je pense que Piaf, ç’a été ça… ! J’ai été quelquefois  injuste  et parfois méchante.  J’ai été ronchonneuse,  coléreuse  et autoritaire. A tous, je demande pardon. Et lorsque vous lirez cette  lettre,  à  ne  publier  qu’après  ma  mort,  ne pleurez pas.

    Marguerite MONNOD (1903-1901)

    A 16 ans, elle entre au Conservatoire de Paris et a comme professeurs Alfred Cortot et Nadia Boulanger. A 18 ans, promise à une brillante carrière de concertiste,  elle  l’interrompt brutalement. C’est à 22 ans qu’elle découvre la chanson  française  et  compose  sa  1ère chanson. Sa rencontre avec Piaf entamera une collaboration de plus de 25 ans et surtout une profonde amitié entre les deux femmes. Elle écrira pour Piaf une trentaine de chansons, en particulier   I’Hymne à l’amour écrit par Piaf en hommage à Marcel Cerdan, mais aussi La goualante du pauvre Jean qui sera numéro 1 des ventes aux États-Unis. Puis ce sera Milord sur les paroles de Georges Nloustaki, qui connaîtra un immense succès international. Elle se brouillera finalement avec Piaf à cause de son éviction au profit de Charles Dumont, qui signe Non je ne regrette rien.

    Charles DUMONT (1929)

    Cet auteur-compositeur-interprète né en 1929 à Cahors, en collaboration avec le parolier MicheI VAUCAIRE, a composé des dizaines de chansons pour Édith PIAF. En 1956, il écrit « Non je ne regrette rien ». Il composera pour elle une trentaine de titres. La disparition de Piaf le conduira à travailler avec Brel, puis Barbara STREISAND. Depuis 1970, il entame une carrière d’interprète. En 2004, il a fêté ses 50 ans de carrière au Bataclan, et cette année, en 2010, il a participé à la tournée « Âge tendre et têtes de bois », aux côtés de Sheila, Michèle Torr, Hervé Vilard, etc.

    Son nouveau CD « Charles Dumont chante l’amour » sort le 11 octobre 2010.

  • Prog. 26 septembre 2010

    Sœur ANNE-ÉLISABETH (Élisabeth Bordeau)

    Troisième enfant d’une famille de quatre, le chant et la musique ont toujours fait partie de mon univers. Mes parents étaient mélomanes. À neuf ou dix ans, je commence les études de piano. Dès l’adolescence, je mets à profit mes connaissances musicales pour accompagner- en improvisant – des soirées avec les jeunes de mon âge. Les retours du pèlerinage des jeunes à Lourdes sont des moments privilégiés et dans quelle ambiance ! La variété comme les cantiques sont mes domaines de prédilection. Ça me servira plus tard…La foi est comme la musique. Elle est là depuis toujours. En 1986 je reçois « Histoire d’une âme » (écrite par Sainte Thérèse). C’est le coup de foudre ! Premières notes de musique sur les poésies de la fin de l’ouvrage (une édition d’avant 1954 !). Je jouais pour moi toute seule et… pour Lui bien sûr ! En 1995 (d’accord, la biographie fait un bond de dix ans ! Mais si je raconte tout en détail, ça va vraiment faire long !),  je monte un premier spectacle avec de bons copains comédiens (merci Gwen et Philippe) et musiciens (je ne vous oublie pas, Xavier, Philippe, Anne, Lætitia, Véronique, Nathalie, Alain, Maëlle, Caroline…). En 1996, c’est un premier CD, en 1997, un second. Des concerts gratuits, comme ça pour le plaisir, en libre accès : le message de Thérèse est pour tous. En 1999, je rentre dans la Communauté de la Croix Glorieuse « pour Jésus et Jésus Seul ». Je dis « adieu » à cette belle aventure et sans regret. 2006, cette fois, c’est la communauté qui me demande de remettre le pied à l’étrier. Je suis bien convaincue que cette poésie peut toucher les cœurs. Décembre 2006, premier concert; Thérèse, l’aventure reprend…

    Âme de Feu
    Poésies de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face

    Les Poésies restent sans doute la part la plus méconnue des écrits de Sainte Thérèse. Elles cristallisent beaucoup de préjugés, de lieux communs et ont contribué à une certaine réputation de mièvrerie qui entoure encore Thérèse, alors que, même des auteurs de renom, tels que H. Urs von Balthasar, Jean Guitton, Conrad De Meester, ont insisté sur l’importance que revêtent les poésies pour la connaissance et l’interprétation de son message. Ces poésies sont surtout mal connues. Or, pour peu qu’on les examine attentivement, elles se révèlent en effet plus riches qu’il n’y paraît, car il faut dépasser l’apparence naïve de l’expression pour découvrir les trésors qu’elles recèlent. Ces poésies ont été écrites entre février 1893 et mai 1897, par une jeune fille entre vingt et vingt-quatre ans sans aucun « métier » dont la culture littéraire est en effet fort médiocre, comme sa culture générale et son orthographe ! Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus n’avait appris de personne les règles de la versification qu’elle ignorait.. Elle n’utilisa jamais de « dictionnaire de rimes », car il n’y en avait pas au monastère du Carmel. Elle n’avait écrit aucune poésie avant son entrée en religion, et ne le fit au Carmel que pour répondre, le plus souvent, aux désirs de ses sœurs. Enfin, si elle composait souvent au cours de sa journée, pendant son travail ou certains moments de recueillement, elle devait attendre l’heure de temps libre du soir pour écrire ses compositions. Quand on Iit des poèmes tels que Vivre d’Amour, Au Sacré-Cœur, jésus seul ou Une Rose effeuillée, on constate à quel point ils témoignent d’un génie spontané. Thérèse est portée surtout par les textes bibliques et liturgiques qui sont sa nourriture quotidienne ; c’est en eux qu’elle puise l’essentiel de son inspiration. Ces pièces ont des destinations bien différentes : Certaines ne sont que des « compliments  » sans aucune prétention  où Thérèse se livre peu ; d’autres sont des poèmes de circonstance. Beaucoup sont  des commandes de ses sœurs, où tantôt Thérèse se confie un peu et tantôt se livre complètement sans cependant oublier en route la destinataire. Fréquemment, Thérèse profite d’une circonstance pour enrober une leçon ou un encouragement… Il y a enfin des poèmes de libre expression personnelle (même s’ils répondent à une demande), dans des genres également différents : souvenirs d’enfance ; hymnes d’inspiration liturgique, exaltation des saints dont elle se sent proche et qui sont ses modèles, poèmes de combat et d’apostolat ; et surtout poèmes de contemplation et d’amour, toute la gamme  des poèmes d’amour et de fiançailles, de plus en plus lumineux et tragiques.

    La vie de Sainte Thérèse de Lisieux

    Marie Françoise-Thérèse Martin est née le 2 janvier 1873, au 36 de la rue Saint Blaise à Alençon. Elle est la fille de Zélie Martin, née Zélie Guérin, dentelière, et de Louis Martin, horloger. Elle a déjà quatre sœurs: Marie, Pauline, Léonie et Céline. Elle est baptisée le 4 janvier 1873 en l’église Notre-Dame. Marie est sa marraine. Mais très rapidement Thérèse tombe malade et Zelie doit la confier vers le 15 mars à une nourrice, Rose Taillé « la petite Rose », dans une ferme de Semallé, à 6 kilomètres d’Alençon où elle s’épanouit jusqu’à l’âge de 15 mois. Après avoir repris des forces, elle doit quitter Rose pour retrouver sa famille. Une nouvelle séparation l’attend: alors qu’elle n’a que 4 ans et demi, Zélie meurt le 28 aout 1877 d’un cancer du sein. Thérèse choisit Pauline comme seconde maman et change complètement de caractère, devient timide et hyper sensible. Sur les conseils des cousins Guérin, Louis Martin déménage avec ses filles pour Lisieux où la famille s’installe dans une très jolie maison « les Buissonnets », que Thérèse aimera beaucoup. Elle y vivra plus de dix ans, jusqu’à son entrée au carmel. Au printemps 1883, juste après le départ de Pauline pour le Carmel, qui lui cause beaucoup de chagrin, Thérèse tombe malade de son « étrange maladie », et le 13 mai 1883, elle est guérie par le sourire de la Vierge. Le 8 mai 1884, elle fait sa première communion tandis que Pauline, désormais « Sœur Agnès » fait sa profession au Carmel. Le 14 juin de la même année, Thérèse fait sa confirmation. Le 15 octobre 1886, Marie entre à son tour au Carmel de Lisieux et devient « Sœur Marie du Sacré-Cœur » Le 25 décembre, après la messe de minuit, Thérèse reçoit la grâce de sa « conversion », qui la délivre de sa sensibilité incontrôlée. Le 29 mai 1887, elle demande à son père la permission d’entrer au Carmel à 15 ans, permission que Monsieur Martin lui accorde. Le 31 octobre 1887, elle rend visite à l’Évêque de Bayeux, Mgr Hugonin pour obtenir sa permission d’entrer au Carmel. Le 20 novembre, pendant une audience du Pape Léon XIII, elle lui présente sa supplique. Le 1er janvier 1888, elle apprend que Mgr Hugonin est favorable à son entrée mais les religieuses ne veulent pas qu’elle ait lieu en plein hiver où les conditions sont particulièrement pénibles pour une si jeune fille. Le 9 avril 1888, Thérèse entre enfin au Carmel de Lisieux et devient « Sœur Thérèse de l’Enfant jésus ». Sa prise d’habit a lieu le 10 janvier 1889. Le 12 février, Monsieur Martin est hospitalisé au Bon Sauveur à Caen, pour trois ans. Le 8 septembre 1890, Thérèse fait sa Profession religieuse. Le 10 mai 1892, Monsieur Martin revient à Lisieux mais il est désormais paralysé des jambes. Le 20 février 1893, Sœur Agnès (sa sceur Pauline) est élue Prieure. L’ancienne Prieure, Mère Marie de Gonzague a alors la charge des novices, tâche dans laquelle l’aidera Thérèse. Le 29 juillet 1894, Monsieur Martin meurt, et le 14 septembre de la même année, Céline qui était restée pour s’occuper de lui peut à son tour entrer au Carmel de Lisieux. C’est en 1895 que Thérèse rédige le premier manuscrit de « L’histoire d’une âme » et prend conscience de sa « petite voie ». Le 9 juin, elle s’offre à l’Amour miséricordieux du Seigneur. Le 21 Mars 1996, Mère Marie de Gonzague est à nouveau élue Prieure et Thérèse doit s’occuper complètement des novices. Le premier signe de la tuberculose est donné dans la nuit du 2 au 3 avril 1886: Thérèse crache du sang et peu après Pâques, elle entre dans la nuit de la foi. Le 8 juillet 1897 (elle n’a que 24 ans), elle est descendue à l’infirmerie, reçoit l’Extrême-onction le 30 juillet, endure de grandes souffrances et « entre dans la vie » le jeudi 30 septembre vers 19h30. Elle sera inhumée au cimetière de Lisieux le 4 octobre 1897. L’Histoire d’une âme parait le 30 septembre 1898, éditée à 2000 exemplaires. Très vite des pèlerins viennent prier sur sa tombe et on constate des guérisons. Le procès de béatification et de canonisation débute en 1910. Thérèse est Béatifiée le 29 avril 1923 par le Pape Pie XI qui la canonise le 17 mai 1925, puis la proclame Patronne des Missions le 14 décembre 1927. Le 30 septembre 1929 est posée la première pierre de la Basilique de Lisieux. Le 3 Mai 1944, Pie XII la proclame Patronne secondaire de la France. Le deux juin 1980, Le Pape Jean Paul Il célèbre la messe sur l’esplanade de la Basilique, et va se recueillir dans l’infirmerie du Carmel. Le 20 octobre 1997, le Pape Jean-Paul II a proclamé Thérèse de Lisieux « DOCTEUR DE L’EGLISE ».