Auteur/autrice : Jean-Louis BOUILLAT

  • Prog. 12 octobre 2008

    André LE MEUT, bombarde

    Né d’une famille rurale nombreuse de dix enfants, c’est l’écoute de couples de sonneurs qui révèle au jeune André LE MEUT sa vocation de musicien. Il commence à sonner en empruntant en cachette la bombarde de son frère qui lui propose d’apprendre le biniou. Alors âgé de quatorze ans, André se produit en fest-noz et dans les fêtes locales. De plus en plus sollicité pour élaborer le répertoire, il en devient le sonneur (penn) en 1991 et conserve ce poste de chef d’orchestre jusqu’en 2005. Lors des concours, il conduit le bagad plusieurs fois au titre de champion de Bretagne.  Il devient progressivement un talabarder connu dans sa région. Il obtient en 2001 le DEM (Diplôme d’études musicales), le DE (Diplôme d’État) de musique traditionnelle en 2004, puis en 2011 le CA (Certificat d’Aptitude à l’enseignement de musique traditionnelle). Depuis 2005, il travaille aux archives départementales du Morbihan à la valorisation d’archives manuscrites et sonores relatives au répertoire sonné et chanté du pays. André Le Meut a toujours sonné en couple. Après le décès de son acolyte Hervé Rivière, organiste musicologue qui a renforcé son bagage musical, il s’associe avec l’organiste Philippe Bataille, qu’il a rencontré en 2000, et enregistre avec lui deux CD.

    Philippe BATAILLE,orgue

    Philippe BATAILLE est ne en 1964 au Mans. II commence l’orgue avec Felix MOREAU, organiste de Ia Cathédrale de Nantes. II poursuit ses études avec Gaston LITAIZE au Conservatoire National de Région de Saint-Maur-des-Fossés ou ii obtient un Premier Prix d’orgue en 1987. II se perfectionne ensuite avec Marie-Claire ALAIN au C.N.R. de Rueil-Malmaison et est récompensé par un Premier Prix à l’unanimité en 1991, le· Prix d’excellence en 1992 et le Prix de Virtuosité en 1993.Titulaire du Diplôme d’État depuis 1995, II enseigne au Conservatoire à Rayonnement Départemental (CRD) du Mans depuis 1997. II enseigne l’orgue à l’école de musique de l’Orée de Bercé-Bélinois. II poursuit sa formation et travaille le chant, le clavecin et la basse continue. Depuis 1997, ii est Organiste Titulaire du Grand Orgue Historique (1775) de l’église Saint-Cornely de Carnac. Depuis 2008, il est aussi Organiste Titulaire du Grand Orgue de la basilique Saint Martin de Tours. Concertiste, il se produit très fréquemment seul  ou  au sein de diverses formations comme soliste ou continuiste. Ses récitals lui permettent de jouer des instruments prestigieux tels que : Notre-Dame de Paris, la Madeleine, Saint Roch ainsi que dans de nombreuses cathédrales françaises, et à l’étranger.

    La BOMBARDE

    1°) L’histoire de l’instrument

    La bombarde est un instrument de musique a vent a anche double de la famille des hautbois, employé dans la musique bretonne. Le mot « bombarde » provient du latin bombus, signifiant « bourdonnement » ou « bruit sourd ». En breton !’instrument s’appelle ar vombard ou an talabard. Un joueur de bombarde s’appelle un talabarder. Elle est traditionnellement associée au biniou pour former ce qu’on appelle un couple de sonneurs. On peut également en jouer au sein d’orchestres plus ou moins étoffés. Un pupitre de bombardes, associe a des percussions, des cornemuses et des caisses claires écossaises, forme un ensemble appelé bagad. La formule instrumentale bombarde-cornemuse a été très en vogue dans le Sud-Ouest de la Bretagne, avant d’être peu a peu concurrencée par !’apparition de nouveaux instruments populaires, notamment l’accordéon dans le dernier quart du XIXe siècle. L’apparition, au cours des décennies 1920-1930, de nouvelles pratiques festives va accélérer le déclin du couple biniou-bombarde, jusqu’à sa quasi-disparition à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La pratique de la bombarde conna1tra, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, un renouveau progressif. D’abord suscité par la multiplication des bagadous au cours des années 1950, ce renouveau sera également porté par le développement de la forme moderne du fest­noz et des concours de musique traditionnelle. Au cours des années 1960 a 1980, les travaux de collectage de la culture orale se sont intensifies et ont permis de recueillir les derniers témoignages de sonneurs de l’ancienne génération. Cette période a vu un regain d’intérêt pour le couple biniou-bombarde, qui a plus ou moins perduré jusqu’à nos jours. La bombarde n’est quasiment jamais employée seule car elle demande un effort physique nécessitant des temps de repos. Dans les formations récentes, la bombarde est très souvent accompagnée par l’orgue,instrument assez puissant pour permettre d’intégrer harmonieusement le niveau sonore de la bombarde.

    2°) Facture de l’instrument

    L’instrument se compose de trois parties :

    • le fût ou corps, légèrement conique, est percé de 6 ou 7 trous (ou plus avec l’ajout de clefs) en façade. II est tourné dans un bois dur, le buis, le poirier, le galac, le palissandre ou l’ébène, et peut être ornementé de cerclages en étain, de corne, de bois différents, ou même d’ivoire.
    • le pavillon, taille dans une autre pièce généralement du même bois, est de forme évasée, et reçoit l’extrémité inférieure du fût.
    • l’embouchure reçoit l’anche double (aujourd’hui en roseau, elle a pu être en buis, en écorce de ronce, voire en os bouilli), qui est pincée par les lèvres du talabarder.

    La plus grande partie des instruments fabriqués avant 1940 est d’origine vannetaise ou cornouaillaise. Leur facture est le plus souvent artisanale. À partir des années 1950, le facteur Dorig Le Voyer fabrique, a !’usage des bagadou, des bombardes dont l’échelle se rapproche de celle de la cornemuse écossaise, qui est en sib myxolydien. L’essor des bagadou va peu a peu standardiser cette tonalité de sib. La bombarde soprano en sib est majoritairement utilisée par les bagadou. On peut cependant trouver des bombardes de toutes tonalités. La bombarde exige beaucoup de souffle et un talabarder peut rarement jouer longtemps. C’est pourquoi les phrases musicales sont courtes et répétées : la bombarde joue une phrase musicale, puis l’instrumentiste se tait (temps de récupération) pendant que d’autres instruments, ici l’orgue, répètent la phrase musicale. La bombarde a un son clair et puissant, qui porte loin. Le son de la bombarde, très caractéristique, est particulièrement puissant : le nombre de décibels pour un seul exécutant pouvant atteindre 105 à 110 décibels à !’embouchure, et 95 à 100 décibels entre 2 et 4 mètres.

  • Prog. 13 juin 2010

    Jean-Marcel BUVRON, orgue

    Parallèlement à des études classiques de formation musicale, de trompette, d’harmonie et de direction d’orchestre, successivement aux conservatoires du Mans, d’Angers, de Tours et  de  Nantes,  Jean-Marcel BUVRON a suivi des études de musicologie à l’Université de Tours. Titulaire du CAPES de musique et de chant choral depuis 1988, il enseigne l’Éducation Musicale dans un collège du Mans. Passionné de recherche musicologique, il s’est spécialisé dans l’étude des maitrises de cathédrale et plus spécialement celle du Mans au XIXème siècle. Titulaire d’une maîtrise et d’un DEA, il prépare actuellement une thèse à l’Université de Tours. Jean-Marcel est l’auteur de nombreux articles publiés dans des revues historiques. En 1995, la restauration de la peinture murale située au niveau de la voûte de la chapelle de la Vierge à la cathédrale du dans, présentant quarante-sept anges musiciens de la fin du XIVème siècle, lui insuffIe le désir de publier une étude sur cette magnifique œuvre. Le livre « Les anges musiciens de la cathédrale du Mans« , dont il est coauteur, est paru en mars 2002 aux éditions La Reinette puis réédité en 2005. 3ean-IHarcel donne de nombreuses conférences sur cette œuvre picturale. Jean-Marcel BUVRON pratique le chant choral depuis son enfance et a rejoint pendant deux ans le chœur Résonnances du Mans. Il est par ailleurs trompettiste, organiste à la cathédrale du Mans et à l’église Notre-Dame du Pré, coorganisateur des concerts « Le Pré en musique », et organisateur de nombreux concerts en hommage à Édith Piaf qui remportent depuis des années, un vif succès.

    LA TROMPE DANS L’HISTOIRE

    Dans les temps chevaleresques, c’est le cor qui, du haut des donjons, donne l’alarme et appelle les vassaux. Sa voix éclatante domine le cliquetis des armes et fait connaître au Ioin le triomphe ou la défaite. Plus tard, quittant son caractère guerrier, la trompe devient le porte-voix et pour ainsi dire l’âme de la chasse : elle permet aux chasseurs de communiquer entre eux. Les plus grands seigneurs, les rois même tiennent pour honneur de sonner du cor. Charles IX, Louis XIII étaient les plus intrépides sonneurs de leurs temps et c’est sous le règne de Louis XV, auteur de diverses fanfares, que le marquis de Dampierre, capitaine des chasses royales, a composé la plus grande partie des fanfares classiques. Il faut à la trompe les solitudes et l’espace de la forêt immense et profonde. Entendue de Ioin, dans la nuit, elle a un charme pénétrant qui a inspiré à Alfred de Vigny les strophes toutes imprégnées d’une majesté héraldique : Son histoire est retracée dans deux musées ; le musée international de la chasse à GIEN, et le musée de la vénerie à SENLIS. Ce furent d’abord des cornes de buffles, de bœufs ou de béliers coupées pas le petit bout dans lequel on introduisait un petit morceau de sureau percé pour servir de porte-vent. De là le nom de « cornet » et, par abréviation « Cor », qu’il a conservé. Les Romains employaient une sorte de cor appelé « cornu » qui était en bronze. Plus tard, on fit des cors en bois, en argent, en or, en ivoire qu’on nommait « olifant ». Ce mot, est la corruption du mot « éléphant » tiré du latin « éléphantus » et qui désignait un cor fait d’une défense d’éléphant ou en forme de trompe d’éléphant. De là également le nom de « trompe ». L’instrument va ainsi rester sans évolution notoire dans son état durant plusieurs siècles. Il faudra attendre François 1er pour que le « cornet »’ soit porté suspendu par une longue et large bandoulière.

    Sous Charles IX, l’instrument s’arrondit et prend le nom de « huchet » c’est à-dire du verbe « hucher », ce qui signifie en vieux français « appeler ». La trompe se perfectionne assez sous Louis XIII, notamment en fabriquant celle-ci en laiton; alliage composé de cuivre et d’étain qui donnera à l’instrument cet « éclat » et ce « timbre » si particulier. C’est parmi les trompes d’église que Louis XIV choisi son instrument en 1680. Il s’agit d’une trompe en Ut de 2,27 mètres de Iong. Trop petite au 16ème siècle, la trompe devient trop grande sous Louis XIV. Mais sous Louis XV, elle reçoit son dernier perfectionnement au point de vue musical ; elle acquiel sa forme définitive et mérite par son caractère décoratif d’être souvent, avec la harpe, le symbole de la musique. Enfin, la trompe fait son entrée à l’Opéra en 1757.

    DESCRIPTIF DE LA TROMPE

    La trompe de chasse comprend une petite embouchure mobile, trois tubes soudés bout à bout et dont le premier s’évase largement pour former le pavillon qui amplifiera le son émis à partir de l’embout. Pour s’adapter aux différentes époques, il y a eu plusieurs soles de trompes. Tout d’abord, il y eu la trompe dite « à la Dampierre » enroulée sur 1 tour 1/2 également appelée « grande trompe ». Elle fut crée par la Marquis de Dampierre, Grand veneur et capitaine des menus plaisirs du roi Louis XV en août 1723. Son grand diamètre de 0,72 mètre permettait de l’enfiler en sautoir sans enlever les majestueux chapeaux couverts de plumes. Puis, en l’honneur de la naissance du Dauphin de France, fils de Louis XV, une nouvelle trompe, enroulée sur 2 tours 1/2, dite trompe « Dauphine » également appelée « demi-trompe » fut créee par Lebrun en 1729, mais pas exactement dans le ton de la précédente. Son diamètre variant entre 0,50 mètre et 0,57 mètre était parfaitement adapté au pot du « tricorne » imposé sous Louis XV. Enfin, en 1818, le duc d’Orléans importe la mode anglaise et fait disparaître du même coup le pot des tricornes et bicornes en imposant pratiquement le pot de la « toque » également appelée « cape », et qui est  toujours portée de nos jours. C’est certainement « Chrétien » et « Raoux » qui partagent l’honneur d’avoir créé une trompe enroulée sur 3 tours 1/2. Il s’agit de la trompe de type « Périnet » au diamètre de 0,45 mètre, toujours employée de nos jours.  Ainsi, depuis Louis XV, l’instrument n’a absolument pas été modifié dans sa tonalité accordée en ré-mineur, ni dans sa longueur, qui est de 4 mètres 45. Aujourd’hui, cet instrument est sorti de son domaine, et on entend de nombreuses sociétés de trompe qui se donnent pour mission de préserver le patrimoine de nos anciens et de chercher à connaître et à révéler les beautés d’un instrument au timbre admirable et plein de charme et de chaleur. Ces sociétés sont regroupées au sein de la Fédération Internationale des Trompes de France.

  • Prog. 9 mai 2010

    C’est sur l’initiative de Christian LECOMTE, professeur de cor au Conservatoire du Mans, que l’ensemble KALEIDOCOR a vu le jour en septembre 2006.

    Les cornistes qui le composent comptent ou ont compté, pour la plupart parmi ses nombreux élèves. Ils viennent de la Sarthe, de l’Orne ou de la Mayenne, et se réunissent tous avec une envie commune : faire connaître, comme l’étymologie du mot Kaléïdocor l’indique, faire connaître le bel aspect du cor, et de toutes ses facettes, du classique au jazz, par l’intermédiaire de pièces originales ou de transcriptions. Ils se sont déjà produits à Alençon, Fresnaye, Le Mans, Connerré, Téloché, La Flèche et La Ferté-Bernard.

    Ensemble KALEIDOCOR

          CORSAlban BEUNACHE
    Jean-Christophe CHAPRON
    Pascal DESSOMMES
    Thierry FALHER
    Rémi FERRAND
    Sandrine FONTENAY
    Marc FROGER
    Frédéric GOHIER
    Olivier LAMBLIN
    Christian LECOMTE
    Nicolas PRINGAULT
      Timbales et batterie  Mickaël HOUVRARD
      Présentation et violoncelle  Catherine LECOMTE

    QUELQUES EXPLICATIONS SUR LE COR D’HARMONIE

    Le corniste produit les notes de la gamme par vibration des lèvres dans l’embouchure. Sa main gauche active trois ou quatre palettes. La main droite est placée dans le pavillon pour soutenir l’instrument. Elle permet aussi de corriger la justesse, ou d’effectuer des sons bouchés. L’instrumentiste peut être amené aussi  à utiliser des sourdines pour obtenir un timbre différent, mais pas pour atténuer le son (contrairement aux croyances). Il existe différents types de cor d’harmonie

    • Le cor simple (3 pistons)
    • Le cor double (4 pistons)

    Il s’agit d’une combinaison de deux cors simples, l’un en Fa et l’autre en Sib. Le cor double en Fa/Sib est le type de cor d’harmonie le plus fréquent. Il existe également des cors doubles ascendants (Fa / Sib) qui ont un troisième piston ascendant. Ils sont plutôt rares de nos jours.

    Le cor triple (5 pistons) (en Fa/Sib/Fa aigu). Les 4ème et Sème pistons sont actionnés alternativement par le pouce. Ils permettent d’obtenir un cor en Fa aigu, à l’octave supérieure du cor simple en Fa. Il s’agit d’une combinaison du cor double Fa/Sib et d’un cor plus aigu en Fa. L’utilisation du cor en Fa aigu sécurise l’émission des notes dans ce registre. La longueur maximale du tube avoisine les 4,5 mètres. Certains modèles ont le pavillon dévissable, ce qui en facilite le rangement et le transport.

  • Prog. 11 avril 2010

    Monique POIRIER, orgue et composition

    Monique Poirier est originaire de Longueuil, sur la rive-sud de Montréal au Québec. Diplômée de l’École de musique Vincent d’lndy, Université de Montréal, elle fut la pianiste accompagnatrice attitrée de plusieurs chœurs (entre autres: Polymnie, Harmonie, Pratt and Whitney), troupes d’opérette (Théâtre Lyrique de Boucherville…)…. Ayant étudié l’orgue, elle fut également titulaire des Grandes Orgues à la Basilique Ste-Anne-De-Varennes, au Québec, de 1986 à 1995. Son premier contact avec la France se fit en 1983, lors d’un stage de perfectionnement en violoncelle, à l’Académie internationale d’été de Nice. Monique a joué dans de nombreux concerts depuis son arrivée en Sarthe, en 1995. Notamment à la Cathédrale du Mans, l’Église du Pré, au Théâtre municipal, à I’Abbaye de l’Epau, à la Cathédrale d’Angers et .Elle fait partie de l’équipe d’organistes de la Cathédrale, de l’Église du Pré… Au mois de juin 2010, Monique aura le plaisir d’accompagner le Chœur Polymnie (Chœur Québécois, pour lequel elle fut la pianiste pendant 9 ans) et la Maîtrise de la Cathédrale, dans le «Magnificat » de John Rutter, à la cathédrale du Mans (12 juin) et à Angers. A l’été 2010, un site web lui sera consacré:
    http://www.moniquepoiriermusique.com
    On peut voir et écouter un extrait de sa musique sur «youtube» (Monique Poirier et le Quatuor Vindinum). Sa passion de la musique, Monique nous la fait partager au travers de ses concerts, tant au Québec qu’en France, et de ses compositions musicales, une autre facette de son talent.

    Quelques œuvres supplémentaires:

    • Jesse « Jésus, Pain de vie », pour la Maîtrise de la cathédrale du Mans. (chantée, entre
    • autres, pour la St-Julien)
    • 10 duos et un solo, inspirés par les légendes du Québec, pour 21 élèves du conservatoire du Mans (saison 2007-2008) (Projet élaboré avec Hélène Béquignon)
    • « Mise les cordes » : pour quatuor à cordes (ou orchestre à cordes)
    •  » Cello en do”, pour violoncelle et piano
    • « 0 homme » : 3 chœurs, chantés lors d’un congrès, au Québec, en octobre 2009
    • « Trois courtes pièces pour flûte et piano »
    • « Ave maria », pour voix et piano et œuvres pour cordes, piano, orgue, chant…

    Jean-Louis BOUILLAT

    Après des études de piano et d’orgue dès l’âge de 9 ans, Jean-Louis BOUILLAT obtient une Licence de Musicologie et un CAPES d’Éducation Musicale à la Sorbonne. Parallèlement il entame des études de chant au Conservatoire de Bourg-la-Reine et d’Art Lyrique au Conservatoire de Versailles avec Jacques VILLISECH. Professeur de musique en collège, il a dirigé le Conservatoire de musique de Plaisir (Yvelines) durant 25 ans. En tant que chanteur, il a participé à plusieurs ensembles vocaux « Per cantar e sonar » avec Stéphane Caillat, «Guillaume Dufay avec Arsène Bedois, Ensemble vocal Michel Piquemal, et l’Ensemble Saint Petersbourg (ensemble vocal de chants orthodoxes et de chants populaires russes). Avec ces quatre ensembles, il a enregistré une quinzaine de disques et participé à plusieurs tournées internationales : Canada, Mexique, Israël, Afrique de l’Est (Soudan, Kenya, Ouganda, Burundi, Rwanda, Madagascar, La Réunion, l’île Maurice), Indonésie et plusieurs pays d’Europe (Belgique, Suisse, Italie, Espagne). Sa voix de ténor lui a permis de chanter en soliste dans de nombreux concerts couvrant tout le répertoire d’oratorio (Pergolèse, Bach, Mozart, Haendel, Haydn, Berlioz, Fauré…) ainsi que les mélodies françaises et les Lieder (Brahms, Mahler, Schubert, Schumann, Chausson, Debussy, Ravel,…). Il a assumé le rôle d’organiste à l’église Notre- Dame-des-Champs (Paris 14ème) pendant 5 ans, puis à l’église Saint-Symphorien et Sainte-Geneviève (Versailles) pendant 15 ans, et depuis 2005 dans les églises Notre-Dame-du Pré, Saint-Lazare et Saint Georges-du-Plain (Le Nlans). Il est également coorganisateur des concerts de « Le Pré en musique » avec Élisabeth Wilson et Jean-Marcel Buvron. Depuis 2007, il est le chef assistant d’Yves PARMENTIER pour le Chœur départemental de la Sarthe, et participe comme chanteur ténor au Chœur de chambre du Maine.

    Jean-Marcel  BUVRON, trompette

    Parallèlement à des études classiques de formation musicale, de trompette, d’harmonie et de direction d’orchestre, successivement aux conservatoires du Mans, d’Angers, de Tours et de Nantes, Jean-Marcel BUVRON a suivi des études de musicologie à l’Université de Tours. Titulaire du CAPES de musique et de chant choral depuis 1988, il enseigne l’Éducation Musicale dans un collège du Mans. Passionné de recherche musicologique, il s’est spécialisé dans l’étude des maitrises de cathédrale et plus spécialement celle du Mans au XlXème siècle. Titulaire d’une maîtrise et d’un DEA, il prépare actuellement une thèse à l’Université de Tours. Jean-Marcel est l’auteur de nombreux articles publiés dans des revues historiques. En 1995, la restauration de la peinture murale située au niveau de la voûte de la chapelle de la Vierge à la cathédrale du Mans, présentant quarante- sept anges musiciens de la fin du XIVème siècle, lui insuffle le désir de publier une étude sur cette magnifique œuvre. Le livre « Les anges musiciens de la cathédrale du Mans« , dont il est coauteur, est paru en mars 2002 aux éditions La Reinette puis réédité en 2005. Jean-Marcel donne de nombreuses conférences sur cette œuvre picturale. Jean-Marcel Buvron pratique le chant choral depuis son enfance et a rejoint pendant deux ans le chœur Résonnances du Mans. Il est par ailleurs trompettiste, organisme à la cathédrale du Mans et à l’église Notre-Dame du Pré, coorganisateur des concerts « Le Pré en musique », et organisateur de nombreux concerts en hommage à Édith Piaf qui remportent depuis des années, un vif succès.

    Catherine  LECOMTE, violoncelle

    Titulaire des C.A. de violoncelle et de Formation musicale, Catherine LECOMTE s’est principalement consacrée à l’enseignement. Elle a choisi de prendre sa retraite après avoir enseigné à Caen, au Mans, à Lisieux et à Alençon. Élève à ses débuts de Jacques Ripoche au C.N.R. de Caen, puis d’André Navarra et de Jean Hubeau au C.N.S.M. de Paris, elle a travaillé auprès de Reine Flachot Iors de différents stages. En hommage à ce merveilleux professeur et à cette personnalité hors du commun, elle a cherché à transmettre, avec le même dynamisme qu’elle, son amour et son respect pour la musique avec toute la rigueur et le soin qu’elle réclame. Entrée au Théâtre des Arts de Rouen en 1990, elle y a assuré le poste de violoncelle solo de 1994 à 1998. Ancien membre du trio à cordes « Opus 12 » et du quatuor de violoncelles « Vivacelli », elle joue maintenant avec les musiciens de l’ensemble « Cénoman » (Le Mans) et de l’ensemble « Volubilis » (Évron). Elle a créé le duo de violoncelles « Tea for two » et l’ensemble « Cellimaine » qui regroupe des violoncellistes professionnels et amateurs de la Sarthe, de l’Orne et de la Mayenne. Elle est présidente de l’association « Musiques à la carte » qui propose des ensembles de musique classique pour des manifestations publiques ou privées.

    Michel TIZON, hautbois

    Michel TIZON est né au Mans où il a débuté très jeune ses études musicales, encouragé par un père lui-même hautboïste. Il obtient au conservatoire de sa ville natale un prix d’excellence de hautbois et de cor anglais. Il poursuit son perfectionnement au conservatoire du Xème arrondissement de Paris dans la classe du renommé professeur Maître Pierre Pierlot où il obtient un premier prix. Il joue en duo, Hautbois et Orgue avec Élisabeth Wilson et, avec cette formation, donne régulièrement des concerts en France, Grande Bretagne, Canada etc…. II se consacre aussi à l’enseignement en tant que professeur de Hautbois à l’Ecole Nationale de Musique de Laval.  Il est également premier hautbois de l’Octuor à vent du Maine et de l’Ensemble Instrumental de la Mayenne.

    Élisabeth WILSON

    Première médaille de musique de chambre, médaille d’or de clavecin et d’orgue, prix d’honneur de la ville du Mans, Élisabeth WILSON s’est consacrée à l’éducation des jeunes enfants et à la diffusion de la musique, non seulement dans la ville du Mans, où elle joue régulièrement dans plusieurs églises, dont la cathédrale, mais aussi dans toute la France et dans plusieurs pays étrangers : Canada, Grande-Bretagne, Russie… Depuis trente ans, elle joue en duo avec NlicheI Tizon hautboïste, partout dans le monde. Amoureuse de la musique, enthousiaste à communiquer son plaisir, Élisabeth Wilson a créé avec dynamisme depuis plus de douze ans « le Pré en musique », association qui organise tous les mois d’octobre à juin (chaque 2ème dimanche de 16h30 à 18h), des concerts variés et de qualité, dans la belle église de Notre-Dame-du-Pré au Mans. C’est sous son impulsion que ces concerts, suivis maintenant par un public nombreux et fidèle, réjouissent les oreilles d’auditeurs attentifs, venant du Mans, mais aussi de toute la Sarthe, voire des départements voisins.

  • Prog. 14 février 2010

    Ensemble de flûtes de la Sarthe

    Créé en 2008, l’ensemble de flûtes de la Sarthe est né du désir d’insuffler une dynamique permettant un réel échange entre les flûtistes de la région. Il regroupe 11 musiciens des Pays de la Loire (9 flûtistes, une violoncelliste, et une percussionniste) souhaitant partager et communiquer Ieur passion musicale. Cet ensemble, enrichi du violoncelle et de la percussion, présente un éventail de flûtes allant du piccolo à la flûte basse. Ce mélange de timbres, lui permet d’élargir la tessiture, la couleur sonore et d’aborder des répertoires variés. Ainsi, outre les nombreuses transcriptions puisées dans le répertoire classique (de Gabrieli à Moussorgski….), il aborde des œuvres originales d’auteurs contemporains s’inspirant de traditions musicales de différents continents. En 2008, l’ensemble a participé à un projet mené à SabIé-sur-Sarthe avec S. Dufeutrelle, compositeur, flûtiste et pédagogue et en 2009, à la création de l’Oratorio « Le souffle du vide » de Martin Moulin dans le cadre du 7ème festival d’arts sacrés, à Evron en Mayenne.

    Flûtes : Véronique Bachs, Monique Benis, Catherine Colombi, Sophie Dejocas, Sylvie Douailin, Nathalie Jouenne, Julie Laillet, Marine Loison, Solenne Pénichon Violoncelle : Annie Gaudois

    Percussions : Clarissa Sévero de Borda

    Ensemble de musiques brésiliennes du Conservatoire du Mans (en 2ème partie) Responsable : Clarissa Sévero de Borda (Professeur au Conservatoire du Mans)

    Musiciens : Julie Bordas, Sandra Cherici-Duclau, Victor Delage, Michaël Houvrard, Esther Marteau, Élizabeth Moreau, , Éloïse Ricordel.

  • Prog. 14 mars 2010

    Le chœur de chambre de l’Île-de-France

    Le Chœur de chambre de l’Île-de-France (CCIF) est un ensemble vocal dont l’effectif varie entre 20 et 25 membres, et composé de choristes amateurs très motivés, sélectionnés pour leurs qualités vocales et musicales. II se réunit à raison de 3 ou 4 fois par mois pour répéter à Paris, et donne en moyenne une dizaine de concerts par an.
    Historique du chœur
    Créé en 1983 par Bruno Rossignol, le Chœur de Chambre de l’Île-de-France était à l’origine un chœur de femmes qui a remporté les premiers prix aux concours internationaux de halte en 1989 et de Vérone en 1993. Il devient mixte en 1994 et remporte en 1996 le Grand Prix du concours de chant choral des Hauts-de- Seine, ce qui lui vaut de participer au prestigieux Concours de Tours en 1997. En 2001, il remporte le Prix spécial du Festival « Coups de cœur » de la ville d’Asnières avec à sa tête Marie-Laure Teissèdre, ancienne assistante de MicheI Corboz et du Centre de Musique baroque de Versailles.

    Le Chœur de Chambre de lÎle-de-France a été dirigé de 2003 à 2005 par Vincent Rouquès, professeur de musique de chambre vocale au Conservatoire National de Région de Paris et au Conservatoire municipal du Vllème arrondissement de Paris. En 2004, le Chœur a été invité à participer aux Chorégies de Marrakech. Depuis juin 2005, la direction du chœur est assurée par Jean-Sébastien Veysseyre. Le Chœur de Chambre de Île-de-France s’attache notamment à faire connaître des œuvres vocales a cappella peu connues, quelle que soit Ieur époque d’origine. Le Chœur de Chambre de Ile-de-France est subventionné par le Conseil Régional des Hauts-de-Seine.

    Jean-Sébastien VEYSSEYRE, chef de chœur

    Jean-Sébastien Veysseyre dirige le Chœur de chambre de l’Ile-de-France depuis 2005. Il est également professeur de chant choral au C.R.R. de Créteil. Chef invité du rassemblement 2003 des chorales A Cœur Joie de Poitou-Charentes, il encadre des stages de direction de chœur pour ce mouvement choral. De plus, il consacre une partie de son temps à la composition et à l‘arrangement d‘œuvres vocales et instrumentales. Formé à la direction de chœur par Pierre Calmelet et Pierre Cao et à la direction d’orchestre par Dominique Rouits et Nicolas Brochot, il se perfectionne ensuite auprès de Hans-Michael Beuerle, Gunnar Eriksonn et Michel-Marc Gervais. Il est diplômé d’un 1er prix d’analyse du CNSM de Paris en 1993, de 1ers prix de direction de chœur en 1995, de hautbois en 1994, de formation musicale et analyse en 1991 du CNR de Boulogne, d’un 1er prix d’orchestration du CNR de Paris en 1995, et admis au concours interne de professeur d’enseignement artistique en direction des ensembles vocaux.

  • Prog. 10 janvier 2010

    Gérard LETELLIER, orgue

    Premier prix d’orgue et d’improvisation au C.N.S.M. de Paris et à l’école César Franck, Gérard LETELLIER, après avoir été professeur d’orgue à l’École Nationale de musique du Mans, dont il fut le directeur pendant de nombreuses années, est organiste titulaire du grand orgue de Saint-Pierre du Gros-Caillou (Paris 7ème). II a donné de nombreux récitals dans les principales églises de Paris dont la cathédrale Notre-Dame, mais aussi en province, ainsi que des concerts avec orchestre (Concerto pour orgue de Francis Poulenc, Symphonie N° 3 pour orgue de Camille Saint-Saëns). Il a enregistré la version Grand orgue et orchestre du Requiem de Maurice Duruflé. Compositeur de plusieurs œuvres pour orgue, il a également composé un Poème symphonique pour vibraphone et grand orchestre, « Itinéraire », créé au Palais des Congrès du Mans, et joué à Paderborn en Allemagne, et à Bolton en Angleterre. Avec les directeurs des écoles de musique de ces 2  villes, Paderborn et Bolton, il a créé la « Philharmonie Internationale » (160 musiciens). Il a composé également la musique de scène de « Renaud et Armide » de Jean Cocteau pour le Festival d’Entrevaux (1968).

    Gérard LETELLIER est décédé  le  19 juillet 2019 à l’âge de 84 ans.

    Monique POIRIER, orgue

    Monique Poirier est originaire de la région de Montréal au Québec. Diplômée de l’École de musique Vincent d’lndy,  Université  de Montréal, elle fut la pianiste accompagnatrice attitrée de plusieurs chœurs (entre autres: Polymnie, Harmonie, Pratt and Whitney), troupes d’opérette (Théâtre Lyrique de Boucherville…). Ayant étudié l’orgue, elle fut également titulaire des  Grandes Orgues,  à la Basilique  Ste-Anne-De-Varennes, au Québec,  de  1986 à 1995. Son premier contact avec la France se fit en 1983, lors d’un stage de   perfectionnement en violoncelle, à l’Académie internationale d’été de Nice. Elle partage son temps entre la France et le Québec depuis 1995. Sa passion de la musique, Monique nous la fait partager au travers de ses   concerts, tant au Québec qu’en France, et de ses compositions musicales, une autre facette de son talent.
    Quelques œuvres :

    • « Oh bois » : hautbois et piano (ou orgue)
    • P’tit Trio Québécois : hautbois, violoncelle et piano
    • Messe « Jésus,Pain de vie », pour la Maîtrise de la cathédrale du Mans.(chantée, entre autres, pour la St-Julien)
    • 10 duos et un solo, inspirés par les légendes du Québec,  pour 21 élèves du conservatoire du Mans (saison 2007-2008) (Projet élaboré avec Hélène Béquignon)
    • « Vive les cordes » : pour quatuor « a cordes » (ou orchestre ”a cordes »)
    • « La   fin d’la  veillée »  :  violoncelle,  Trompette et piano  « 0  homme »  : 3 chœurs, chantés lors d’un congrès au Québec en octobre 2009
    • « Petite suite pour violoncelle et piano »
    • « Trois courtes pièces pour flûte et piano » et œuvres  pour  piano, orgue, chant…
  • Prog. 13 décembre 2009

    Ensemble vocal féminin Guy ROPARTZ

    Créé en octobre 2005 à l’occasion de la « Semaine Ropartz », l’Ensemble Vocal Féminin Guy Ropartz est composé de 14 chanteuses issues de Saint- Brieuc et sa région toutes musiciennes confirmées et animées d’un même enthousiasme. Il s’est produit maintes fois dans le département des Côtes d’Armor et en Bretagne.

    Jacqueline CHERPITEL, chef de chœur

    Jacqueline CHERPITEL est professeur honoraire d’Éducation musicale et de Chant Choral à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres à Saint- Brieuc. Elle est la fondatrice de l’Ensemble Vocal Mixte « Cantabile » basé à Saint-Brieuc qui fête cette année ses 25 ans d’existence et de l’Ensemble Vocal Féminin Guy Ropartz.
    Joseph-Guy Ropartz, musicien costarmoricain est né en juin 1864 à Guingamp (Côtes du Nord) et meurt le 22 novembre 1955 dans son manoir de Lanloup proche de Paimpol. 1952-2005 : 50e anniversaire de sa disparition. L’Ensemble Vocal Cantabile a organisé à cette occasion une semaine de concerts avec des musiciens professionnels dans le but de faire connaître un large éventail de son œuvre instrumentale et vocale.